Moïse Marcoux-Chabot

À propos

Documentariste de la relève, Moïse Marcoux-Chabot s’inscrit à la fois dans la tradition du cinéma direct québécois et dans la nouvelle génération de créateurs engagés révélée par le Printemps érable. Originaire de Saint-Nérée de Bellechasse et formé à l’école buissonnière de l’anthropologie visuelle à Québec, Moïse écrit, photographie, réalise et diffuse depuis 2006 sur le web et les écrans de tous formats. D’abord attiré par le journalisme international, il a découvert le Canada avec Katimavik, a voyagé au Pérou, en Bolivie, à Cuba et au Tchad puis a habité cinq ans à Montréal avant de s’installer à Mont-Louis, en Gaspésie, avec sa jeune famille.

Arrivé au cinéma documentaire par l’anthropologie et impliqué plusieurs années dans le Festival International du Film Ethnographique du Québec, Moïse a d’abord réalisé plusieurs essais d’anthropologie visuelle entre 2006 et 2009 (Points de vue, Regards tchadiens, Jeune fille; caméra). De 2010 à 2014, son projet L’ordre et les idées ainsi que l’effervescence politique au Québec l’ont mené à documenter les mouvements sociaux et leur répression. Enquêtes, analyses, pastiches visuels, films immersifs captés dans le feu de l’action (Bouge!, Autour d’une souricière, Le règne de la peur, Le collabo) et drames documentaires (Ce qui transforme) sont autant de moyens pour lui d’inscrire ces intenses expériences humaines dans notre récit collectif.

Un nouveau cycle s’est ouvert en 2013 par sa participation à la Course des régions, en tant que représentant de la Gaspésie. Depuis, les enjeux environnementaux et sociaux de la région se manifestent dans son œuvre par la fiction (Gaspésie 2023), l’essai critique (La ripaille) et le portrait documentaire (Sons étranges, Lespouère). Après le succès de ce dernier et quelques tournées de projection dans l’Est-du-Québec, il s’est lancé dans le développement de Ramaillages, un premier long-métrage réalisé dans la tradition du cinéma direct. Ce documentaire, dont le tournage a débuté à l’automne 2016, est produit par l’Office National du Film et sera assorti d’un projet communautaire participatif intitulé Communautés nouvelles.

Liens complémentaires:
– Textes, films, réflexions et narrations en anthropologie visuelle
Faire le point (réflexion sur le cinéma, l’image et la représentation)
Productions Ceci n’est pas un film
Enquête: Qui est cet individu ?
Portrait audio réalisé par Julie Chazal pour l’émission Cinéfix CIBL
Portrait vidéo réalisé par Télé-Québec pour La Fabrique Culturelle

Portrait de Moïse Marcoux-Chabot par Mario Jean / MADOC, 2013

«Je ne suis ni neutre, ni objectif.
Une arme à feu est neutre et objective.
Une caméra est neutre et objective.
Ceux qui les manipulent sont positionnés.
Ce qu’ils visent relève d’un choix subjectif.
Mon point de vue est subjectif, positionné et engagé.»
– Moïse Marcoux-Chabot

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