Moïse Marcoux-Chabot

Enquête: qui est cet individu?

Parodiant mon propre style dans cette analyse aux airs d’une revue de presse narcissique de l’année, j’y souligne néanmoins le caractère partiel et partial de nombreux contenus dits journalistiques, avec comme fil conducteur le dossier Lavoie/Parchemal.

Dans son billet de jeudi dernier, le chroniqueur et ancien rédacteur en chef du journal Le Soleil, Gilbert Lavoie, s’est appliqué à discréditer la secrétaire aux affaires académiques de l’ASSÉ, Blandine Parchemal, sur la base de son origine française et d’informations glanées sur internet et sur le compte Facebook de l’étudiante.

«Le problème, c’est que Blandine Parchemal n’est pas québécoise. Originaire de Caen, en Normandie, elle est arrivée chez nous en septembre 2011 pour y faire son doctorat en philosophie à l’Université de Montréal. On retrouve son nom parmi les candidats de Lutte ouvrière, l’Union communiste (trotskyste) aux élections municipales de Caen en 2008. […]

Qu’est-ce qu’un [sic] Française fraîchement débarquée vient faire dans nos débats? Si elle connaissait bien le Québec, on pourrait comprendre, mais ce n’est pas le cas. Elle connaît tellement peu le Québec, peut-on lire sur sa page Facebook, que lorsqu’elle est venue au colloque thématique sur la qualité de l’enseignement universitaire à l’Université Laval, elle a réservé une chambre au Sheraton Laval, à Laval!»

Passons rapidement sur l’absurde de sa dernière démonstration: lorsque j’étudiais moi-même à l’Université Laval, il m’est arrivé à deux reprises d’apprendre que des conférenciers montréalais «québécois pure laine» devaient annuler leur présentation car ils s’étaient trompés entre l’université Laval et la ville de Laval. On aura déjà vu mieux que les arguments de M. Lavoie comme contributions à une réflexion dans l’espace public sur l’éducation supérieure.

Sa chronique a très rapidement provoqué de nombreuses réactions négatives de lecteurs et lectrices et Le Soleil a eu la gracieuseté d’en publier plusieurs sur leur site en deux compilations.

Mais M. Lavoie n’a retiré aucune de ses insinuations. Inondé de courriels, il s’est plutôt campé dans ses positions en écrivant une seconde chronique, en rajoutant au passage:

«Vous avez été nombreux à me reprocher « une attaque personnelle », à m’accuser de racisme et de xénophobie.

Je vous réponds que Mme Parchemal, une Française arrivée au Québec il y a 15 mois sur un visa d’étudiant, s’est exposée elle-même à la critique en s’impliquant dans ce conflit étudiant et en invitant les jeunes sur sa page Facebook à occuper illégalement le bureau du recteur de l’Université de Montréal.

Elle s’est d’ailleurs vantée, en entrevue, d’avoir organisé des manifestations « pas toujours très légales ». […] ll faut assumer la conséquence de ses gestes dans la vie, comme l’a fait Gabriel Nadeau-Dubois jusque devant les tribunaux.»

Je n’ai aucun doute que Blandine Parchemal assume et assumera la conséquence de ses paroles, qu’elles aient été écrites sur sa page Facebook, relayées par des journalistes ou déclarées au nom d’une association qu’elle représente, tout comme Gabriel Nadeau-Dubois. Celui-ci assume à ce point la légitimité de ses paroles qu’il se bat en cour pour contester l’outrage au tribunal dont il a été reconnu coupable.

Faut-il rappeler à M. Lavoie le caractère arbitraire de la déclaration d’illégalité qui a accompagné la majorité des manifestations du printemps dernier ? «Illégale mais tolérée», déclaraient soir après soir les officiers du SPVM, jusqu’à ce qu’ils décident qu’il en était autrement et que les personnes tolérées venaient d’enfreindre l’article 500.1 du Code de la sécurité routière ou un autre règlement choisi sur le moment.

Mais je ne m’attarderai pas à démonter l’argumentaire boiteux de Gilbert Lavoie: Blandine Parchemal le fait très bien elle-même dans une réaction publiée ce matin:

Je ne vais pas ici m’attaquer aux détails de l’article bien que beaucoup de choses soient erronées: je n’ai jamais réservé une chambre à Laval en pensant que l’Université Laval était à Laval par exemple, je n’ai pas été candidate pour Lutte Ouvrière mais j’ai simplement donner mon nom sur leur liste afin que leur candidat puisse se présenter. Je ne vais pas m’y attarder à la fois parce que je suis peu intéressée à corriger des informations qui ont été cherchées sur facebook ou sur google et parce qu’il me semble plus important de répondre à l’argument de fond, s’il y en a un. […]

Ainsi, avant d’accuser une personne de vouloir donner une leçon de morale, il s’agirait de s’interroger sur la profondeur de son argument ainsi que sur sa rigueur journalistique. Fonder son argument sur la nationalité d’une personne pour montrer sa non-légitimité et ce, à l’aide d’informations cherchées sur facebook ou google, n’est pas digne d’une véritable analyse critique comme se doivent de l’être les analyses journalistiques. Mais ne vous inquiétez pas, loin de moi l’idée de vous donner ici une leçon de journalisme…»

Comme elle le mentionne, elle se préoccupe plutôt de l’argument de fond dans son texte complet, entre les deux extraits que j’ai cités ici. Pour ma part, c’est l’argumentaire de surface qui m’intéresse.

En effet, je publie régulièrement des analyses critiques qui sont fondées principalement sur mes propres connaissances générales ainsi que sur des informations trouvées avec des outils de recherche en ligne tels que Google, ou bien encore par l’intermédiaire de contacts Facebook. Elles ne se qualifient probablement pas comme analyses journalistiques selon les termes de la profession. Mais je suis convaincu que des sources en ligne peuvent avoir bien plus de valeur que certaines chroniques d’opinion de journalistes professionnels salariés ou encore que des communiqués de presse livrés tous cuits dans le bec. L’origine d’une information, comme celle d’une personne, ne suffit pas à déterminer sa pertinence.

Quiconque ayant déjà diffusé un communiqué de presse, organisé un événement public, accordé une entrevue ou été témoin de près du travail de journaliste vous le dira: il est très fréquent que des erreurs ou interprétations se glissent dans le matériel publié. La pression de produire du contenu très rapidement pour «faire la nouvelle», de se conformer à un espace limité (publication papier) et de s’adapter à la ligne éditoriale de l’employeur y sont souvent pour bien plus que la volonté du reporter.

Me préparant déjà au jour où un journaliste ou chroniqueur mieux payé que moi (c’est-à-dire: salarié) fouillera mon passé pour y déceler des raisons de discréditer mon apport à un débat de société et conscient que le rythme infernal des salles de rédaction ne permet pas aux professionnels de l’information de faire de longues recherches, j’ai décidé d’appliquer mes propres techniques d’analyse à répondre à une question fondamentale: qui est Moïse Marcoux-Chabot ?

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Fausse couverture du Journal de Montréal, basé sur une photo prise à Victoriaville par Marie-Ève Doré. J’aime les détournements.

L’ironie peut parfois être une forme de démonstration aussi efficace que la rigueur… En fouillant les méandres de l’internet avec mon nom et des thèmes de la grève étudiante comme termes de recherche (j’en assume le narcissisme), j’ai pu constater qu’il n’existe pour l’instant aucune trace virtuelle montrant que la droite ou des chroniqueurs populistes se seraient intéressés à mon travail. Il faut croire que j’ai encore du pain sur la planche. J’ai tout de même trouvé quelques références intéressantes qui permettent de mieux circonscrire mon identité sans avoir à fouiller trop loin dans mon passé.

Sur le blogue Les tribulations d’un mouton marron, en lien avec le lancement du recueil Pour un printemps, on me considère en grande estime, semble-t-il:

«Des personnalités publiques ont également participé au recueil. Parmi ces personnalités, il y a:
– Christian Bégin
– Christian Nadeau
– Jean Barbe
– Des gens de La Boîte Rouge
– Moïse Marcoux-Chabot (futur super-journaliste d’enquête de plus en plus connu)
– Normand Baillargeon
– Du monde impliqué dans le Pink Bloc
– Richard Desjardins»

Pour renforcer mon identité d’auteur mondain et de personnalité publique, un article du journal Le Monde souligne ma contribution à ce recueil, en se trompant toutefois sur mon âge:

«C’est notamment le projet de Pour un printemps, un livre collectif qui rassemble plus de 200 auteurs, connus et inconnus. Le résultat est inégal, mais réjouissant.

Face à un tel foisonnement, on retiendra notamment la contribution de Moïse Marcoux-Chabot, 26 ans. Mêlant humour et indignation, il reprend la métaphore du « printemps érable » pour souligner la richesse sémantique de cette expression qui s’inspire du « printemps arabe », mais fait aussi écho à des traditions locales.»

Restons de l’autre côté de la grande flaque d’eau. La journaliste française Anaïs Richardin, avec qui j’ai échangé quelques messages pendant la grève, m’a cité à deux reprises sur OWNI.fr. J’ai d’abord eu le privilège le 22 mai de commenter l’adoption du projet de loi 78:

«En cas de non-respect de la loi, les sanctions sont drastiques: de 1000 à 7000 dollars d’amende pour un individu et jusqu’à 125 000 dollars pour une association. Pour Moïse Marcoux-Chabot, documentariste québécois, cette loi censée ramener l’ordre a eu l’effet inverse:
« Supposée ramener l’ordre, cette loi est aujourd’hui en passe de devenir l’objet et la motivation principale de la manifestation. »»

C’est la seule citation qu’elle a retenue des 1600 quelques mots que je lui avais envoyés en réponse à ses questions. Et j’avais écrit «contestation», pas «manifestation». Mais l’article est bien écrit, assez fidèle à la situation et c’était déjà très bien d’avoir de la visibilité sur OWNI, alors je n’ai rien à redire.

Le 19 juin, elle m’a ensuite accordé une place au côté d’Anonymous en tant que citoyen s’attaquant de façon récurrente à la police:

«Les citoyens sont bien décidés à ne pas rester muets face à une telle situation. Si bien que la police est aujourd’hui la cible d’attaques récurrentes. Anonymous a ainsi piraté les mails de 11 000 policiers la semaine dernière, publiant les listes d’adresses privées ainsi que le nom et le matricule des agents. Tandis que Moïse Marcoux-Chabot, un documentariste engagé dans le mouvement depuis ses débuts a réalisé un minutieux travail de documentation sur sa page Facebook. Il a relevé tous les articles de loi relatifs aux arrestations et s’est intéressé à la jurisprudence pour prouver que ces actions étaient illégales et abusives.

Cet intérêt pour la loi donne aussi aux citoyens les moyens de se défendre et les policiers se retrouvent bien souvent face à des personnes qui connaissent leurs droits et ne se démontent pas.»

Bien sûr, ces «attaques» que je mène contre la police avaient atteint leur sommet médiatique en mai après le congrès du Parti Libéral à Victoriaville et ma publication d’un article Facebook à propos des balles de plastique utilisées là-bas. Florent Daudens de Radio-Canada m’avait alors prudemment et simplement identifié comme un internaute actif sur les réseaux sociaux:

«Quel recours à la force pour la police lors de manifestations? La question fait débat aujourd’hui sur les réseaux sociaux après que Moïse Marcoux-Chabot, un internaute, a publié sur Facebook une note sur ses recherches concernant différents projectiles trouvés par des manifestants. Cette note, qui montre l’utilisation de balles de plastique par la police, a été partagée plus de 2000 fois au moment d’écrire ces lignes.»

J’ai fait une autre apparition sur les plateformes de la société d’état grâce à l’avocate Véronique Robert, qui défend plusieurs personnes arrêtées pendant la grève et vient de faire acquitter le spécialiste des effets spéciaux d’horreur Rémy Couture. Dans une chronique à l’émission la Sphère de Mathieu Dugal, elle m’a gentiment lancé des fleurs en me nommant comme l’un de ses coups de coeur à suivre sur les réseaux sociaux. Elle a prononcé mon nom correctement en ondes (Chabotte et non Chabô), ayant pris soin de vérifier avec moi la veille. Toutefois, elle m’a identifié par erreur comme un anthropologue, titre auquel je ne peux prétendre n’ayant jamais diplômé de mes études dans ce domaine.

Une erreur s’est aussi glissée sur la page de l’émission, où j’ai hérité d’un prénom composé aux sonorités haïtiennes…

«Cette semaine, Véronique Robert, avocate et blogueuse, fait une fleur à:
Jean-Moïse Marcoux-Chabot, documentariste très intéressant à suivre sur Facebook»

Le gazouillis publié par La Sphère sur Twitter présente quant à lui une troisième version de mon identité:

@RC_Lasphere
«@VeroRobert lance des fleurs #FF à Moïse Marcoux-Chabot, cinéaste qui écrit des notes facebook intéressantes #lasphere»

On me considère aussi parfois comme un simple citoyen. Lors des élections provinciales, après que j’aie publié un statut Facebook mentionnant un incident lié au carré rouge que je portais pour aller voter, la journaliste Cécile Gladel l’a mentionné sur RueMasson.com:

«Lors du vote par anticipation, quelques citoyens, dont Moïse Marcoux-Chabot dans Rosemont, se sont d’abord fait refuser l’accès au bureau de vote avec leur carré rouge. Il a insisté et a finalement reçu des excuses, tel qu’il l’a raconté sur son compte Facebook. Car tel qu’on le mentionne dans cet article du Huffington Post, les citoyens peuvent voter en portant le carré rouge. Ce qui est interdit est les signes des partis.»

Un fait intéressant à noter est que dans ce cas, j’avais pris la peine, avant mon propre incident, de soumettre plusieurs commentaires et références au Huffington Post pour qu’ils améliorent la qualité de leur article original, imprécis, confus et mal documenté.

J’ai été agréablement surpris de retrouver une mention très flatteuse de mon travail sur le blogue académique de Nic Pelletier, un étudiant à la maîtrise en journalisme international à l’Université Laval (à Québec, pas sur l’île), dans un billet publié le 11 novembre.

«À une toute autre échelle, mon souvenir le plus marquant, celui qui reste le plus frais dans ma mémoire, reste celui de Moïse Marcoux-Chabot, qui, pendant la grève étudiante, avait réalisé plusieurs reportages sur des éléments ignorés par les médias traditionnels. Tout un autre pan du journalisme citoyen s’était alors révélé à moi, car le travail de M. Marcoux-Chabot était somme toute professionnel, mais passait par des canaux inédits pour des textes de type journalistique: la fonction « article » du site Facebook. […]

M. Marcoux-Chabot a réalisé son travail amateur dans un souci d’informer le citoyen sur l’utilisation, par les forces de l’ordre, d’armes dangereuses, même possiblement létales. Il s’inscrit dans une critique globale des médias traditionnels, qui vivent actuellement une crise de confiance de la part de leur client, le citoyen. Cette crise, décrite par Michel Dumais dès 2003, a mené, entre autres, à l’avènement du journalisme citoyen. Dumais nous apprend que malgré la pertinence du travail de certains amateurs, les questions de crédibilité, d’intégrité et d’anonymat restent des barrières à la reconnaissance du journalisme citoyen.

En bout de ligne, j’en reviens à mes propres critères de sélection de la nouvelle, et j’en arrive à la conclusion que la qualité d’un journaliste citoyen ne peut être reconnue par personne d’autre que par… le citoyen lui-même. En va de même pour sa renommée et sa crédibilité. Le modèle de circulation de l’information reste toutefois imparfait, car le travail exceptionnel de M. Marcoux-Chabot aurait mérité, selon moi, plus d’attention, alors que certains journalistes professionnels jouissent parfois d’une surexposition pas toujours méritée…»

Je ne peux qu’approuver.

Mais bien que présentant quelques unes de mes identités superposées, ces diverses références ne me positionnent pas assez idéologiquement, au cas où Gilbert Lavoie s’intéresserait un jour à mon cas. Je lui laisserai le privilège d’explorer mon fil d’actualités et mon réseau Facebook lui-même. Il pourra ainsi y découvrir que je suis ami Facebook avec plusieurs des journalistes mentionnés dans ce texte, en plus d’entretenir des liens avec de nombreuses personnes arrêtées pendant la grève et d’avoir pour frère un dangereux récidiviste, Banane Rebelle en personne.

En fouillant un peu plus loin, il pourrait même découvrir qu’en 2007, j’étais secrétaire de l’Association des Étudiantes et Étudiants en Anthropologie de l’Université Laval (dans la ville de Labeaume, pas celle de Vaillancourt), la première (et malheureusement la seule) association à tomber en grève générale illimitée contre la hausse des droits de scolarité, comme l’a rapporté le McGill Daily à l’époque:

«Laval’s anthropology students first to strike against tuition de-freeze
Students at one Quebec university took to the picket lines on Oct. 18, hoping to help spark a province-wide student strike against the provincial government’s tuition fee de-freeze. […] « The launch of our strike is a political gesture that will send a clear message to other student associations that now is the time for action, » said AÉÉA secretary Moise Marcoux-Chabot. […]

The AÉÉA is demanding that the Charest government immediately reinstate the provincial tuition fee freeze, and move toward eliminating tuition fees entirely. Marcoux-Chabot argued that the tuition increase will have a dramatic impact on the accessibility of education in the province. « Unfortunately, too many students still believe that the defreeze represents only an additional $50, » she said.»

Et oui, c’est alors sous une identité féminine (!) que je réclamais alors rien de moins que la gratuité scolaire. Se fondant sur un communiqué de presse, la journaliste a dû assumer que le titre de secrétaire ne peut qu’être assumé par une femme…

Si Gilbert Lavoie remontait jusqu’en 2006 dans mon passé, il constaterait que j’ai participé à un séjour à Cuba sur le thème de l’éducation. Il pourrait assumer faussement que j’en ai profité pour devenir communiste. Au passage, il découvrirait peut-être que mon intérêt pour Cuba m’a même amené à être à la fois récompensé et censuré par La Presse en 2004 et que j’entretiens depuis cette époque une méfiance à l’égard des grands médias.

Mais ce serait sûrement trop lui demander. Alors je ne fournirai pas de références sur mon implication dans la grève étudiante de 2005. Il pourrait être trop complexe pour lui d’appréhender le fait que j’aie pu, à l’intérieur d’une même journée, à la fois tenter d’occuper les bureaux du Ministère de l’éducation au 21e étage du complexe G et m’interposer plus tard devant un groupe de personnes masquées qui voulaient saccager les bureaux du Parti Libéral, pour la semaine suivante me faire arrêter après avoir occupé les mêmes bureaux sur le chemin Ste-Foy.

Définitivement, je risque de perdre toute crédibilité. Comme lorsqu’une doctorante française s’intéresse à l’éducation au Québec ou lorsque qu’un militant écologiste qui a déjà été pauvre devient ministre de l’environnement.

Tandis que passer de journaliste à député partisan, de policier à chroniqueur à ministre, de premier ministre à lobbyiste, de ministre à chroniqueuse, de leader d’association étudiante à député, de conservateur à libéral, d’adéquiste à caquiste, de maire à éditorialiste, de chef de parti à animateur à la télévision ou de fils d’ancien premier ministre à futur premier ministre, c’est dans l’ordre des choses.

Jean-Moïse Marcoux-Chabot, documentariste, cinéaste, vidéaste parfois habillé de noir, citoyen, internaute, journaliste amateur professionnel, faux anthropologue, transsexuel contre son gré, communiste de plaisance, anarchiste affinitaire et électeur carré rouge.

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