Moïse Marcoux-Chabot

Les Îles (1) Vie, nature et travail

J’ai visité les Îles-de-la-Madeleine la première fois à l’été 2009, pour une trop courte semaine. Il a fallu que j’y retourne en 2010, pour trois mois cette fois. Il y a un an, j’étais donc là-bas, à découvrir les cultures acadiennes et madeliniennes, à marcher de longues journées sur les plages, à faire 25 kilomètres de vélo par jour, à respirer l’air marin et… à travailler. Une vraie job d’été, comme barman de restaurant, à servir des Madelinots et des touristes en vacances. Malgré le travail, à la fin des trois mois là-bas, j’avais réellement l’impression d’avoir fait le plus beau voyage de ma vie. C’est avec réticence que je suis rentré sur le continent, en direction de l’île de Montréal cette fois.

Dans cet album et le suivant, je partage quelques unes des photos prises aux îles, en attendant d’y retourner… à l’automne ?

Vie

J'ai passé la majeure partie de mon été à vivre dans une charmante maisonnette au milieu des bois, sur la Montagne.

Vivre dans un petit espace peut être très agréable quand on s'organise bien.

Évidemment, avoir une mezzanine pour dormir est un gros avantage. Attention aux matins endormis..

À certaines heures, une sortie à l'extérieur équivalait à un sacrifice aux centaines de maringouins qui rôdaient.

En dehors de la maisonnette, mon fidèle Peugeot tout terrain m'amenait où je voulais, quand je voulais.

Nature

Je n'ai jamais cessé d'admirer les paysages des Îles: les falaises rougeâtres, les plages infinies, les maisons colorées…

… les lacs paisibles cachés au milieu de la forêt…

… le sable sous toutes ses formes…

… le ciel et la mer qui se confondent…

… les surprises trouvées sur la grève…

… la force du vent qui crée sans arrêt de nouvelles sculptures…

… et les bateaux de pêche colorés.

Certains soirs, il était impossible de ne pas succomber au charme, même naïf, des couchers de soleil.

Travail

J'ai aussi passé une bonne partie de mon été à travailler comme barman dans un restaurant de la Grave, le Vent du Large.

C'était un boulot parfois épuisant, mais en compagnie de patrons et collègues toujours sympathiques.

Le restaurant avait son chansonnier attitré pour l'été, Sélim, moitié madelinot, moitié égyptien.

Mes soirées se terminaient souvent en musique au Café de la Grave, avec un porto et un gâteau.

Commandes, pourboires, paie… Malgré tout, ce n'était pas du travail, c'était des vacances pour moi.

Je réserve pour l’album suivant mes photos de machines, de bestioles et de noirceur.

1 commentaireLaisser un commentaire

  • Ton premier album semble représenter l’essentiel de ton été entre la cabane, la plage, le lac solitaire, le travail et le Café de la Grave. On ressent bien l’horizon à perte de vue et les couleurs vivent qui animent mon grand coin de pays insulaire…Je te souhaite d’y retourner très très bientôt!