Moïse Marcoux-Chabot

Films, Tchad et invitation

J’ai été peu bavard sur les suites de mon séjour au Tchad depuis l’automne dernier. Ce fut une expérience hors du commun, vous devez vous en douter. Plusieurs d’entre vous attendent impatiemment de voir les images que j’ai tournées là-bas pour ma formation pratique en anthropologie. Vous en aurez l’occasion très bientôt.

Le retour à l’Université cet automne et la campagne contre le dégel des frais de scolarité ont accaparé l’essentiel de mon temps. Je poursuis toutefois les objectifs que je me suis fixés avant de partir au Tchad, soit explorer les méthodes de recherche participatives en anthropologie visuelle et rendre compte de mon expérience par la vulgarisation et la diffusion de documents audiovisuels. Au cours de mon séjour tchadien, vous avez pu suivre régulièrement le fil de mes pensées par l’intermédiaire de mon site web. Depuis mon retour, je n’ai presque plus rien écrit, à mon grand regret. La stimulation et la pression de partager l’expérience vécue n’était plus la même. La distance d’avec le terrain et la proximité avec les exigences quotidiennes de la vie d’un jeune universitaire engagé ont porté mon attention ailleurs.

J’ai tout de même entamé le fastidieux processus de sélection et de montage du contenu de mes trente quelques cassettes. Jusqu’à ce qu’un malheureux accident mette fin à la prometteuse carrière de mon disque dur externe. J’ai maintenant une sauvegarde. Il aura fallu recommencer la capture à zéro, mais j’aurai appris une leçon.

L’hiver est arrivé et certains jours, il fait 70° C de moins ici qu’au Tchad.

Tranquillement mais sûrement, des films prennent forme. Des films et non un film, car ma méthode de travail exploratoire pouvait difficilement mener à une seule grande oeuvre. Certaines mauvaises langues prétendront que je suis incapable de faire des choix et que je ne ferai jamais de grandes oeuvres de toute façon, mais je préfère m’en tenir à la version méthodologique.

Ces films prennent forme et viendront rejoindre les premières séquences mises en ligne à l’automne. Certains apparaîtront éventuellement sur le site de Müvmédia. Et éventuellement, le plus tôt possible, je pourrai livrer avec fierté un DVD regroupant les séquences les plus intéressantes. À ce moment, je vous inviterai tous et toutes et nous serons contents.

Pour l’instant, je me contente de vous inviter à assister à la 5e édition du Festival International du Film Ethnographique du Québec. Je suis dans l’organisation de ce festival qui se déroule simultanément à Montréal, Québec et Chicoutimi en fin de semaine. Du vendredi au dimanche, nous présentons des dizaines de films du monde entier réalisés par ou en collaboration avec des anthropologues. C’est gratuit et l’horaire complet est sur le site Internet.

C’est non seulement très intéressant, c’est surtout une occasion de voir deux de mes petites productions. À l’Université de Montréal ce dimanche, mon court-métrage de l’an dernier « Point de vue photographique, Point de vue anthropologique ». Et au Musée de la civilisation à Québec vendredi soir, en primeur, « Regard tchadiens ».

J’espère vous y voir !

PS-pub: Mon frère Gabriel a déjà produit une grande oeuvre, un roman écrit d’une fort belle plume qu’il a publié aux Éditions de Courberon cet automne. « Il tombe des anges, drame poétique pour comédiens de chair et de bois. » vous entraînera dans l’imaginaire d’un marionnettiste fantaisiste qui rêve éveillé, au milieu de la foule grise qui marche en dormant.

Site du festival de films: www.fifeq.ca
Mes vidéos: http://fr.youtube.com/moisemarcouxchabot
Müvmédia: http://www.muvmedia.com
Il tombe des anges: http://www.decourberon.com/publications.htm
Article sur mon frère: Une histoire de fils et de marionnettes

1 commentaireLaisser un commentaire

  • Je me suis arrêtée par hasard sur votre blogue. Je le trouve passionnant et je vous encourage à poursuivre. Une aventure riche en émotions retracée ici.
    Je reviendrai.
    Merci.