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	<title>Moïse Marcoux-Chabot</title>
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	<description>Spécialisé en anthropologie visuelle et conception web, passionné de cinéma documentaire et de photographie, j&#039;explore l&#039;univers du documentaire transmédia.</description>
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		<title>Rêver ne coûte rien</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 20:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier soir, 16 novembre, dans la grande salle de la cinémathèque québécoise, j'exposais pour la première fois mon projet <em>L'ordre et les idées</em> au regard du public, composé pour l'occasion de cinéastes et de cinéphiles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-1559-1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1559];player=img;"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-1559-1-620x413.jpg" alt="" title="L&#039;ordre et les idées au Cuban Hat" width="620" height="413" class="aligncenter size-medium wp-image-1561" /></a></p>
<p class="legend">Défendant mes idées aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal &#8211; ©Mimi Zhou 2011</p>
<p>Hier soir, 16 novembre, dans la grande salle de la cinémathèque québécoise, j&#8217;exposais pour la première fois mon projet <em>L&#8217;ordre et les idées</em> au regard du public, composé pour l&#8217;occasion de cinéastes et de cinéphiles. La combinaison des votes des juges et du public ne m&#8217;a pas accordé le privilège de repartir avec le contenu du <a href="http://cubanhat.tv">Cuban Hat</a>. Je suis rentré chez moi à la fois dépité et rempli de l&#8217;énergie d&#8217;une salle enthousiaste et de dizaine de personnes croyant au projet.</p>
<p>Ce matin: café, fauteuil, livre. Je retrouve Pierre Falardeau, lui qui a essuyé beaucoup de refus mais n&#8217;a jamais abandonné le combat. C&#8217;est <em><a href="http://www.luxediteur.com/content/un-tres-mauvais-ami">Un très mauvais ami</a></em>, recueil de ses lettres envoyées pendant quarante ans à un ami hollandais, Léon Spierenburg. Signet à la page 176. Premières phrases qui me sautent au visage:</p>
<blockquote><p>«Pas de Cannes. Encore une fois, c&#8217;était un rêve. Il semble que je sois le spécialiste pour ça. Rêver. Rêver. Et soudain tu tombes en plein face. Très souvent dans la marde. Mais ça va. Rêver ne coûte rien. C&#8217;est absolument gratuit. Ça ne fait de mal à personne, sauf au rêveur.</p>
<p>Je rêve sans cesse. Je rêve que je réalise le meilleur film de l&#8217;histoire du cinéma. Même lorsque je réalise un film de cinq minutes. Peut-être que ça aide à le réaliser. À d&#8217;autres moments, lorsque je regarde tous les chefs-d&#8217;oeuvre, je pense que je ne suis pas très bon. Je fais seulement ce que je peux, le mieux que je peux. Je ne sais pas, mais peut-être que l&#8217;essentiel est d&#8217;être satisfait de ton propre travail.»</p></blockquote>
<p>Merci Pierre.</p>
<p>À la prochaine.</p>
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		<title>L&#8217;ordre et les idées aux RIDM</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 20:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>L'ordre et les idées</em> a été sélectionné comme finaliste du concours Cuban Hat. Finale le 16 novembre à la cinémathèque québécoise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Plus de détails à venir.)</p>
<p>Je suis très heureux d&#8217;annoncer que <em><strong>L&#8217;ordre et les idées</strong></em> a été sélectionné comme finaliste du concours de pitchs documentaires <a href="http://cubanhat.tv">Cuban Hat</a>.  Merci à tous ceux et celles qui ont voté et partagé ! Le projet sera donc présenté au public ainsi qu&#8217;à un panel de professionnels du documentaire le <a href="http://www.ridm.qc.ca/fr/programmation/docircuitmtl/307/le-pitch-cuban-hat">mercredi 16 novembre à 19h00 à la Cinémathèque Québécoise</a>, dans le cadre du Doc Circuit des Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal.</p>
<p>Quatre autres beaux projets seront présentés, mais un seul remportera le contenu du chapeau:<br />
- La somme des contributions en argent et les services amassés grâce au financement participatif du Cuban Hat;<br />
- Un laissez-passer Observateur pour participer au festival documentaire Hot Docs qui se tiendra à Toronto du 26 avril au 6 mai 2012;<br />
- 10 000 $ en services de postproduction chez Post-Moderne ainsi que 50% de rabais en service de location d’équipement ;<br />
- 5 000 $ en services de postproduction audio chez Audio SPR;<br />
- Une bourse d’une valeur de 4 000 $ échangeable contre la location d’équipement de tournage chez PRIM, ainsi qu’une adhésion (valeur 75$).<br />
- Une semaine de location d’équipement et une semaine de montage offline (full HD), d’une valeur de 3 500 $ chez Pimiento.</p>
<p>Une deuxième ronde de vote débutera donc bientôt, à la fois en ligne et sur place le soir du 16 novembre. La séance de pitchs sera suivie d&#8217;une soirée festive avec mojitos et musique par DJ Scott C (The Goods) et VJ Ian Cameron (The National Parcs).</p>
<p>Il est possible d&#8217;ajouter un don (en euros seulement pour l&#8217;instant) au chapeau en s&#8217;inscrivant sur la plateforme de financement participatif <a href="http://touscoprod.com/project/produce?id=125">Touscoprod.com</a>. J&#8217;y ai moi-même déposé un beau 20 euros, que j&#8217;espère évidemment récupérer, mais que je serais aussi très heureux de voir soutenir un autre des projets finalistes:<br />
- <a href="http://vimeo.com/31083885"><em>Dans son monde</em></a>, Rozenn Potin<br />
- <a href="http://youtu.be/9xF99FCpc54"><em>Je suis là&#8230; papa</em></a>, Johane Bergeron<br />
- <a href="http://vimeo.com/30701581"><em>The Secret Trial 5</em></a>, Amar Wala<br />
- <a href="http://vimeo.com/30887486"><em>What Happened to Esther ?</em></a>, Philip Fortin</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cuban Hat, fin de la 1ère ronde</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2011/11/07/cuban-hat-fin-de-la-1ere-ronde/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Nov 2011 11:30:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Dernier jour pour supporter mon projet documentaire <em>L'ordre et les idées</em> au concours <em>Cuban Hat</em> des RIDM. Voici pourquoi je travaille sur ce projet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>«Quand je suis arrivé au G20, j&#8217;avais l&#8217;idée que, si je ne commettais rien d&#8217;illégal, si je ne faisais rien contre le code criminel, en aucun cas je serais arrêté. Mais c&#8217;est pas le cas. C&#8217;est pas vrai qu&#8217;il suffit de suivre la loi criminelle pour ne pas être arrêté. On peut être arrêté pour des opinions politiques.»<br />
- Un arrêté du G20</p></blockquote>
<p>C&#8217;est aujourd&#8217;hui le dernier jour pour supporter mon projet documentaire <em><strong>L&#8217;ordre et les idées</strong></em> au concours <em><strong>Cuban Hat</strong></em> des RIDM, si ce n&#8217;est pas déjà fait. Je vous rappelle que ce concours pourrait me rapporter plus de 20 000$ en financement et services de production. C&#8217;est le vote du public qui détermine la sélection des cinq finalistes parmi les 21 participants: votre voix compte ! Pour en savoir plus, vous pouvez visionnez ma présentation vidéo de 3 minutes et lire ce qui suit.</p>
<h2 class="intertitre">Vidéo de présentation</h2>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/30879579?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&amp;color=ffffff" width="620" height="354" frameborder="0" webkitAllowFullScreen allowFullScreen></iframe></p>
<p>Pour voter, vous n&#8217;avez besoin que d&#8217;une adresse courriel ou d&#8217;un compte Twitter.<br />
1. Rendez-vous avant minuit le 7 novembre sur <a href="http://cubanhat.tv/vote/">http://cubanhat.tv/vote/</a><br />
2. Sélectionnez <em><strong>L&#8217;ordre et les idées</strong></em><br />
3. Entrez votre adresse courriel et votre nom<br />
4. Cliquez sur «VOTE»<br />
Vous recevrez une confirmation par courriel. Un seul vote par adresse est autorisé.</p>
<h2 class="intertitre">Pourquoi ce projet ?</h2>
<blockquote><p>«Ils peuvent faire ce qu’ils veulent en surface, ils peuvent essayer de me briser les os, ils peuvent me frapper au visage, ils peuvent essayer de briser ma volonté, mais ils ne vont jamais atteindre l’intérieur de ma tête et ils ne vont jamais briser mon esprit.»<br />
- Une arrêtée du G20</p></blockquote>
<p>Pour qu&#8217;on s&#8217;attarde sur les idées au lieu des vitres cassées&#8230;<br />
Pour qu&#8217;on questionne à qui profite le maintien de l&#8217;ordre avant de dénoncer tout désordre&#8230;</p>
<p>Je m’intéresse depuis plusieurs années aux mouvements de contestation. Né après la Crise d’Octobre, trop jeune pour comprendre ce qui se passait pendant la Crise d’Oka, pas assez politisé pour être présent au Sommet des Amériques, c’est la grève étudiante du printemps 2005 qui a constitué mon éveil social et politique.</p>
<p>Tout au long du mouvement de grève, en tant que journaliste étudiant, j’ai filmé et photographié des manifestations. Le jour d’une manifestation nationale, en tant que pacifiste, j’ai interposé mon corps entre des casseurs et les vitrines des bureaux du Parti Libéral qu’ils s’apprêtaient à défoncer. Une situation complexe&#8230; Une semaine plus tard, en tant que militant convaincu du bien fondé de nos revendications, j’ai occupé avec une douzaine d’autres personnes des bureaux du Parti Libéral, les mêmes.</p>
<p>Pour cet acte de désobéissance civile, j’ai été arrêté, accusé de voies de fait contre l’immeuble, puis les accusations ont tombé. Cet évènement n’a laissé aucune trace à mon dossier criminel, mais je suis demeuré convaincu qu’en certaines occasions, la légitimité d’un geste politique a plus de valeur que sa légalité.</p>
<p>J’étais aux Îles-de-la-Madeleine lorsque le G20 de Toronto a eu lieu. J’ai vu de loin l’érosion des droits civils, les abus policiers, le cirque médiatique et l’institution d’un système sécuritaire complètement disproportionné, au coût astronomique.</p>
<p>De retour sur le continent l’automne suivant, j’ai reçu comme une claque en pleine gueule les récits d&#8217;arrestations et de brutalités de Toronto. Traumatismes, violence, répression systématiques des francophones, dédales légaux, criminalisation de la dissidence, abus de pouvoir sur les femmes, infiltrations policières dans des groupes pacifistes&#8230;</p>
<p>Une amie m’a raconté le retour à la maison de son copain arrêté et incarcéré trois jours sans raison, tremblant, traumatisé, paranoïaque. J’ai pensé au film <em>Les ordres</em>, de Michel Brault, sur la détention de prisonniers politiques québécois en octobre 1970. Je me suis dit que l’expérience des gens arrêtés en juin 2010 méritait aussi d’être contée. Leur expérience invisible, qui ne passe pas à la télé, que seules des caméras de surveillance ont filmé. J’ai décidé que j’allais documenter cette expérience, ce qu&#8217;ils ont vécu, ce qui a changé pour eux et ce que ça signifie pour le reste d&#8217;entre nous. J&#8217;ai choisi de le faire sous toutes les formes documentaires nécessaires. Je prendrai le temps qu&#8217;il faudra.</p>
<p>Pour suivre l&#8217;avancement du projet:<br />
<a href="http://lordreetlesidees.com/">http://lordreetlesidees.com/</a> (en construction)<br />
<a href="http://www.facebook.com/lordreetlesidees">http://www.facebook.com/lordreetlesidees</a><br />
<a href="http://twitter.com/ordre_et_idees">http://twitter.com/ordre_et_idees</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Avez-vous cinq minutes à me consacrer ?</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2011/11/01/avez-vous-cinq-minutes-a-me-consacrer/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:49:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce mois-ci, sur un air de Pauline Julien, j'ai besoin de cinq minutes de votre temps pour me soutenir à un concours.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>«As-tu deux minutes ?<br />
As-tu deux secondes, as-tu deux minutes,<br />
As-tu deux minutes à m&#8217;consacrer?<br />
J&#8217;ai que&#8217;que chose d&#8217;important à t&#8217;dire<br />
j&#8217;m'attends pas à c&#8217;que tu m&#8217;répondes<br />
j&#8217;voudrais juste que tu m&#8217;écoutes.»<br />
- Pauline Julien, 8h10, as-tu deux minutes ?</p></blockquote>
<p>Oui, ce mois-ci, sur un air de Pauline Julien, j&#8217;ai besoin de cinq minutes de votre temps. Une minute pour lire ce message, trois minutes pour m&#8217;écouter en vidéo et une minute de plus pour me donner un appui virtuel.</p>
<p>En effet, le projet documentaire que je développe depuis plusieurs mois est en compétition au concours <em><strong>Cuban Hat</strong></em> des <em><strong>Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal</strong></em>. En ce moment, 21 documentaires sont en lice. Le vote du public déterminera cinq finalistes qui présenteront leur projet aux RIDM. Le gagnant se méritera plus de 20 000$ en ressources et services de postproduction, en plus des dons en argent récoltés dans un «chapeau cubain». Pour participer, il fallait présenter son projet dans un vidéo de trois minutes tourné en une seule séquence. Voici une belle occasion pour vous d&#8217;en savoir plus sur ce qui m&#8217;occupe l&#8217;esprit et de me donner une bonne tape dans le dos pour m&#8217;encourager à continuer.</p>
<h2 class="intertitre">Mon projet: <em>L&#8217;ordre et les idées</em></h2>
<blockquote><p>«Écoute, écoute-moi<br />
même si j&#8217;ai pas les bons mots<br />
ça fait tellement tellement longtemps<br />
qu&#8217;tout&#8217; reste pogné dans ma gorge.»</p></blockquote>
<p>Au G20 de Toronto en juin 2010, plus de 1100 personnes ont été arrêtées, du jamais vu au Canada.<em><strong> L’ordre et les idées</strong></em> est un projet documentaire transmédia sur l’expérience individuelle et collective de ces personnes. À travers les témoignages recueillis, je cherche à comprendre les dynamiques contemporaines de maintien de l’ordre et leurs conséquences sur la vie citoyenne ainsi qu’à provoquer une réflexion sur les notions de justice, de droits civils, de répression et de dissidence politique. Je veux raconter l’histoire des arrêtés du G20, l’expérience humaine derrière les premières pages de journaux, les chiffres et les jugements à venir. Leur histoire, celle de la confrontation entre des idées politiques et une volonté de maintenir l’ordre établi à tout prix, on ne peut pas se permettre de l’oublier.</p>
<h2 class="intertitre">Vidéo de présentation</h2>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/30879579?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&amp;color=ffffff" width="620" height="354" frameborder="0" webkitAllowFullScreen allowFullScreen></iframe></p>
<h2 class="intertitre">Une dernière minute pour voter</em></h2>
<blockquote><p>«Reste assis, va-t-en pas!<br />
finis ton café pour une fois<br />
d&#8217;main si tu veux<br />
tu r&#8217;commenceras à sacrer pendant l&#8217;déjeuner.»
</p></blockquote>
<p>La période de vote prend fin le 7 novembre.<br />
Pour voter, vous n&#8217;avez besoin que d&#8217;une adresse courriel ou d&#8217;un compte Twitter.<br />
1. Rendez-vous sur <a href="http://cubanhat.tv/vote/">http://cubanhat.tv/vote/</a><br />
2. Sélectionnez <em><strong>L&#8217;ordre et les idées</strong></em><br />
3. Entrez votre adresse courriel et votre nom<br />
4. Cliquez sur «VOTE»</p>
<p>Vous recevrez une confirmation par courriel. Un seul vote par adresse est autorisé. Je vous encourage à faire circuler mon projet par courriel, réseau virtuel et bouche à oreille.</p>
<p>Je vous invite aussi à visionner les présentations de documentaristes de talent à qui je souhaite tout autant d&#8217;être sélectionnés:</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FLpuSjvVmrQ" rel="shadowbox[sbpost-1537];player=swf;width=640;height=385;">Simon Rodrigue, Hommes-des-Bois</a>, qui donne la parole à des bûcherons de chantier des années 50-60 au Québec;<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=dQvQyQT7iFE" rel="shadowbox[sbpost-1537];player=swf;width=640;height=385;">Helgi Piccinin, L&#8217;escouade des neiges</a>, à la rencontre des hommes-araignées qui déneigent les toits abrupts du Vieux-Québec;<br />
<a href="http://vimeo.com/31083885">Rozenn Potin, Dans son monde</a>, un portrait sensible de son frère et de son monde, celui de la schizophrénie.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Textes, films, réflexions et narrations</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2011/09/26/textes-films-reflexions-et-narrations/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 21:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour souligner mes cinq ans d’intérêt pour l’anthropologie visuelle, j’ai réalisé une compilation de mes textes, films, réflexions et narrations liés à ce sujet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour souligner mes cinq ans d’intérêt pour l’anthropologie visuelle, j’ai réalisé une compilation de mes textes, films, réflexions et narrations liés à ce sujet. Les voici rassemblés dans un document PDF pratique à imprimer, lire et archiver. Ce document se joint à mes notes de lecture et citations compilées en 2007. Les deux sont accessibles sur ma <a href="http://moisemarcouxchabot.com/a-propos/anthropologie-visuelle/">page consacrée à l&#8217;anthropologie visuelle</a>:</p>
<p>Télécharger: <a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/textes-films-reflexions-narrations-2006-2011.pdf">textes-films-reflexions-narrations-2006-2011.pdf</a> (17 pages, 684 Ko)</p>
<p>Contenu du document: </p>
<ul>
<li>L’image et le voyage</li>
<li>Pour une anthropologie visuelle vulgarisée</li>
<li>Points de vue</li>
<li>Notes de lecture en anthropologie visuelle</li>
<li>Voir est un verbe</li>
<li>Regards tchadiens</li>
<li>Ma vie amoureuse (allégorie anthropologique)</li>
<li>Jeune fille; caméra</li>
<li>La Trilogie du regard</li>
<li>Productions Ceci n’est pas un film</li>
<li>Plume blanche, récit d’une rencontre interculturelle</li>
<li>Faire le point</li>
<li>Ne pas oublier</li>
<li>Autoreprésentation autochtone: Wapikoni mobile</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Projection de la Trilogie du Regard</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2011/09/18/projection-de-la-trilogie-du-regard-a-montreal/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 04:47:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est avec plaisir que je présenterai une rétrospective commentée de mes trois premiers courts-métrages à l'Université de Montréal ce 19 septembre, à 16h30.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/regards-tchadiens-2.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1479];player=img;"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/regards-tchadiens-2-620x415.jpg" alt="" title="regards-tchadiens-2" width="620" height="415" class="alignleft size-medium wp-image-1489" /></a></p>
<p class="legend">Tchad, juillet 2007. En tournage de la scène du mariage forcé (Regards tchadiens).</p>
<p>C&#8217;est avec plaisir que je présenterai une rétrospective commentée de mes trois premiers courts-métrages à l&#8217;Université de Montréal ce <strong>19 septembre, à 16h30</strong>. La projection aura lieu dans le cadre des rencontres hebdomadaires du RAV <a title ="Page Facebook du RAV" href="http://www.facebook.com/pages/Rencontres-en-anthropologie-visuelle-RAV/161451163878190">(Rencontres en Anthropologie Visuelle</a>), <strong>au local C-3019 du Pavillon Lionel-Groulx</strong> (3e étage). Le RAV offrira de la pizza aux personnes présentes.</p>
<p>Cet événement sera l&#8217;occasion non seulement de mettre en contexte et de commenter chacun des films présentés, mais aussi de les situer par rapport à ma réflexion en anthropologie visuelle et de présenter des objets,  images et séquences inédites liés à la <em>Trilogie du Regard</em>. Nous serons bien loin d&#8217;un cours magistral et plutôt en pleine expérience interactive et réflexive. Il y aura matière à découvertes même pour les gens qui connaissent bien mes oeuvres ou auraient envie de les visionner en ligne avant l&#8217;événement.</p>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/productions/trilogie-du-regard/">La Trilogie du Regard </a></p>
<p>Trilogie regroupant, à posteriori, trois œuvres documentaires réalisées parallèlement à mes études en anthropologie. Reliés thématiquement et composés à partir d’images provenant de l’étranger, ces trois courts-métrages proposent une réflexion sur l’image, sur les choix de représentation et sur la relation entre personne filmant et personne filmée.</p>
<p><strong>Points de vue</strong><br />
<em>2006, 14 min</em><br />
Petite Oeuvre Multimédia (POEM) réalisée à partir de photographies prises au Pérou, en Bolivie et à Cuba. Cet essai photographique et sonore propose une réflexion sur la positionalité des points de vue.</p>
<p><strong>Regards tchadiens</strong><br />
<em>2008, 20 min</em><br />
Essai audiovisuel sur la représentation de l’autre et de soi. À travers une suite de quatre regards, le spectateur est amené à réfléchir sur l’utilisation du médium cinématographique et sur la relation entre observateur et observé.</p>
<p><strong>Jeune fille: caméra</strong><br />
<em>2009, 10 min</em><br />
Essai d’anthropologie visuelle analysant une suite d’interactions entre un observateur/cinéaste/anthropologue et une jeune fille tchadienne, interactions ayant eu lieu par l’intermédiaire de la caméra.</p>
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		<title>Photos de fous !</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2011/08/19/photos-de-fous/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Aug 2011 16:37:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Des photographies que j'ai prises seront publiées cet automne dans la réédition du livre <em>Le rire du fou</em>, de mon frère Gabriel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai le plaisir d&#8217;annoncer que des photographies que j&#8217;ai prises seront publiées cet automne dans un livre québécois. Ça reste en famille, car il s&#8217;agit d&#8217;un livre de mon frère, Gabriel Marcoux-Chabot. C&#8217;est au début du mois d&#8217;octobre qu&#8217;arrivera sur les tablettes <em><strong>Le rire du fou</strong></em>, deuxième édition revue et augmentée. Cette nouvelle édition en 500 exemplaires, publiée par <em>La nef des fous</em>, verra son contenu plus que doubler, passant de 7 à 14 textes, avec l&#8217;ajout de photos et d&#8217;une nouvelle aquarelle. </p>
<blockquote><p>
Le rire du fou met en scène un personnage étrange, à la fois fascinant et inquiétant. Un fou, un vagabond, un homme perdu, diraient certains. À peine arrivé aux portes de la ville, il éclate de rire. Intrigué, le gardien de la cité l’interroge. Par le biais de réflexions où les images et les métaphores abondent, le fou révèle alors sa vision du monde. À la fois lucide et subjectif, il observe avec ironie les agissements de ses semblables, se gaussant des illusions qui les nourrissent. Pourquoi rit-il exactement ? « Je ris, répond le fou, parce que je sais que si le monde n’a pas de sens, je peux lui en inventer un et que, si la vie est absurde, tout est permis ! ».<br />
(Résumé, <em>Le rire du fou</em>)</p></blockquote>
<p>Le fou en question, qui déclame ses monologues philosophiques à qui veut bien l&#8217;entendre (ou le lire), s&#8217;est incarné sous la forme de trois marionnettes fabriquées par mon frère au fil des années. Ce sont ces fous qui ont posé devant mon objectif le mois dernier. Sur les 140 pages du livre, 10 seront consacrées à ces portraits: je vous en donne un aperçu ici.</p>
<p>À surveiller cet automne !</p>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-1470-1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1470];player=img;"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-1470-1-620x929.jpg" alt="" title="Le rire du fou" width="620" height="929" class="alignleft size-medium wp-image-1472" /></a></p>
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		<title>Tire de chevaux au 125e de Saint-Nérée</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Aug 2011 22:21:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 29 au 31 juillet 2011, mon village natal, Saint-Nérée de Bellechasse, célébrait ses 125 ans d'existence. J'y suis retourné pour l'occasion et j'ai capté quelques images et sons, que j'ai édité dans ce vidéo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/27875436?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&amp;color=ff9933&amp;autoplay=0" width="620" height="349" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Du 29 au 31 juillet 2011, mon village natal, Saint-Nérée de Bellechasse, célébrait ses 125 ans d&#8217;existence. Je ressens encore un certain attachement pour le petit coin de pays qui m&#8217;a vu grandir, même si je n&#8217;y avais pas mis les pieds depuis plusieurs années. Je fais partie des exilés qui ont quitté leur village à un moment ou un autre pour se déplacer vers les grandes villes du Québec.</p>
<p>J&#8217;y suis retourné avec curiosité et nostalgie, revoyant des camarades de classe du primaire et du secondaire, leurs parents, les figures connues du village et des rangs. J&#8217;ai passé du bon temps et j&#8217;ai choisi de mettre à profit mes compétences de vidéaste pour essayer de dresser un petit portrait des célébrations. Entre deux bières et quelques hot-dogs, des conversations avec des amis perdus de vue et quelques rigolades en famille, j&#8217;ai capté des images et sons, que j&#8217;ai édité rapidement dans ce montage.</p>
<p>Ce n&#8217;est ni un vidéo officiel de l&#8217;événement (il manque tellement de moments !), ni un portrait des Néréens et Néréennes, ni un documentaire finement travaillé. Tout au plus, il s&#8217;agit d&#8217;un clip sympathique qui évoque les festivals de village du Québec. Je me suis surtout attardé sur l&#8217;attraction du dimanche après-midi, la tire de chevaux, que je voyais pour la première fois. Même dans ce cas, j&#8217;ai bien compris en discutant avec les propriétaires des chevaux que, selon eux, pour faire un bon «tape» d&#8217;une tire, il faut la filmer du début à la fin, pour bien voir tous les participants et chacune des rondes. Dire que je n&#8217;ai même pas filmé le gagnant ! J&#8217;espère qu&#8217;ils apprécieront tout de même le regard que j&#8217;ai porté sur leur compétition.</p>
<p>Je ferai mieux au 150e.</p>
<p><em>Filmé en DSLR avec le Canon T2i + Magic Lantern, lentilles kit 18-55mm et 28mm f1.8, Rode Videomic Pro et Zoom H4N.<br />
Tourné les 30 et 31 juillet 2011, à Saint-Nérée de Bellechasse.<br />
Image, son et montage: Moïse Marcoux-Chabot<br />
Sons additionnels: François Carbonneau<br />
Musique: <a href="http://incompetech.com">Kevin MacLeod</a> et extraits du gala amateur<br />
Merci au comité organisateur du 125e, aux visiteurs et aux participants de la tire de chevaux.<br />
Productions Ceci n&#8217;est pas un film 2011</em></p>
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		<item>
		<title>Colloque sur l&#8217;anthropologie visuelle</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2011/08/14/colloque-sur-lanthropologie-visuelle/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 19:17:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moisemarcouxchabot.com/?p=1455</guid>
		<description><![CDATA[(Mise à jour le 26 septembre) Les 29 et 30 septembre, je participerai en tant que conférencier à un colloque sur l'anthropologie visuelle organisé par les membres du RAV (Regroupement en Anthopologie Visuelle) de l'Université de Montréal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Mise à jour le 26 septembre 2011.</em></span></p>
<p>Les 29 et 30 septembre, je participerai en tant que conférencier à un colloque sur l&#8217;anthropologie visuelle organisé par les membres du R.A.V. (Rencontres en Anthopologie Visuelle) de l&#8217;Université de Montréal. Ce colloque est organisé dans le contexte du 50e anniversaire du département d&#8217;anthropologie de l&#8217;UdeM.</p>
<p><strong>L’anthropologie au sein du cinéma Québécois</strong><br />
30 septembre 2011, 14h, C-1017-2 (Carrefour),  1er étage du pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal<br />
<a href="http://www.facebook.com/event.php?eid=281627528516082">Événement Facebook</a></p>
<p>À l’occasion des rassemblements, festivals et colloques qui mettent à l’honneur le cinéma ethnographique, on présente régulièrement des films dont les réalisateurs ou le contexte de production n’ont aucun lien avec l’anthropologie. Qu’ils soient simplement conformes aux canons du genre ou qu’ils documentent un sujet d’intérêt pour l’académie, ces réalisations ont clairement une valeur pour la communauté. On met cependant moins souvent en valeur l’influence que peut avoir l’anthropologie sur la réalisation de films en général et de documentaires en particulier.</p>
<p>Alors que d’anciens anthropologues sont passés entièrement au cinéma (Bernard Émond, Pierre Falardeau, Jennifer Alleyn), on retrouve des cinéastes dont la carrière est presque indissociable de l’ethnologie (André Gladu, Arthur Lamothe). Et la jeune génération de cinéastes québécois n’est pas en reste…</p>
<p>À travers un survol des liens entre anthropologie et cinéma québécois au fil des cinquante dernières années et en s’appuyant sur des extraits filmiques et des témoignages de réalisateurs, cette conférence proposera à la fois un bilan historique et une réflexion sur la place de l’anthropologie au sein du film «non-scientifique».</p>
<p>Voici l&#8217;affiche du colloque et l&#8217;horaire des autres présentations.</p>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/affiche-colloque-rav-2.jpg" rel="shadowbox[sbpost-1455];player=img;"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/affiche-colloque-rav-2-620x876.jpg" alt="" title="affiche-colloque-rav-2" width="620" height="876" class="aligncenter size-medium wp-image-1502" /></a></p>
<p><strong>Colloque en Anthropologie Visuelle &#8211; Le film Ethnographique : Trajectoires et Perspectives</strong><br />
<em>Les 29 et 30 septembre, à l’Université de Montréal<br />
C-1017-2 (Carrefour) 1er étage, pavillon Lionel-Groulx</em></p>
<p><strong>PROGRAMME JEUDI 29 SEPTEMBRE 2011</strong></p>
<p>9h<br />
Ouverture<br />
Mot de Présentation<br />
(Bob White)<br />
Projection du documentaire fait par le R.A.V<br />
Anthropologie Visuelle : Reconnaissance d&#8217;un patrimoine<br />
Histoire et Avenir</p>
<p>10h30<br />
Table ronde<br />
Courants épistémologiques et courants d&#8217;histoire: l&#8217;anthropologie visuelle à l&#8217;Université de Montréal</p>
<p>11h30<br />
Conférence<br />
L’Anthropologie Visuelle et la construction de l’altérité du « Réel »<br />
Simona Bealcovschi, PhD, Anthropologue-cinéaste, chercheuse INRS</p>
<p>14h<br />
Conférence<br />
La démarche artistique dans l’audio-visuel anthropologique<br />
Alexandrine Boudreault-Fournier, PhD U.Manchester en anthropologie visuelle, chercheur à Oxford University, stagiaire post-doc UdeM</p>
<p>15h30<br />
Exploration d&#8217;une narration multimédia en Anthropologie Visuelle<br />
Matthieu Ritz, MA anthropologie visuelle, président de Anthropographia</p>
<p>PROGRAMME VENDREDI 30 SEPTEMBRE 2011</p>
<p>10h<br />
Conférence<br />
L&#8217;entre-trois dans le cinéma de Pierre Perrault<br />
Bob White, ethnologue, chercheur et professeur agrégé à l’UdeM</p>
<p>11h<br />
Table Ronde<br />
Perspectives d&#8217;avenir pour l’anthropologie visuelle</p>
<p>13h<br />
Conférence<br />
La place du tiers en question dans les documentaires<br />
d&#8217;auteurs portant sur le génocide des Tutsis au Rwanda<br />
Marion Froger, professeure adjointe au Département d&#8217;histoire de l&#8217;art<br />
et d&#8217;études cinématographiques (UdeM)<br />
Lucie Szechter, M.A en études cinématographiques (UdeM)</p>
<p>14h<br />
Conférence<br />
L’anthropologie au sein du cinéma québécois<br />
Moïse Marcoux-Chabot, cinéaste indépendant, formé en anthropologie visuelle</p>
<p>15h30<br />
Conférence<br />
Réflexion sur le cinéma et le réel<br />
Bernard Émond, anthropologue de formation, cinéaste</p>
<p>16h30<br />
Projection du documentaire fait par le RAV<br />
Anthropologie Visuelle : Reconnaissance d&#8217;un patrimoine<br />
Histoire et Avenir</p>
<p>Colloque organisé par les membres des Rencontres en Anthropologie Visuelle (R.A.V.), dans le cadre du 50e du département d&#8217;anthropologie de l’UdeM<br />
rav.udem@gmail.com</p>
<p>Comité Organisateur :<br />
Felix Blaquière, Emilie Martinak, Nidia Ruiz, Elvire Marcland, David Ouimet, Evelyne Vigneux-Salesse</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Autoreprésentation autochtone: Wapikoni mobile</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2011/07/21/autorepresentation-autochtone-wapikoni-mobile/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 19:06:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anthropologie visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moisemarcouxchabot.com/?p=1418</guid>
		<description><![CDATA[La survie de Wapikoni mobile est menacée. Dans ce contexte, je publie ici un travail de recherche débuté à l'automne 2010. Comment le projet Wapikoni mobile s’inscrit-il dans l’historique des démarches d’autoreprésentation autochtone ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>«Le Wapikoni mobile, ce studio ambulant de création audiovisuelle et  musicale qui devait s&#8217;arrêter au cours des prochains mois dans 12  communautés autochtones du Québec, a dû mettre un frein à ses activités.  Le ministère des Ressources humaines et du Développement des  compétences du Canada a coupé les vivres sans avertissement à  l&#8217;organisation à but non lucratif dont le travail a été maintes fois  applaudi, a appris Le Devoir.» (<a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/327648/cinema-ottawa-porte-un-coup-aux-jeunes-createurs-autochtones">Le Devoir, 18 juillet 2011</a>)</p></blockquote>
<p><img class="size-full wp-image-1422 alignright" title="Wapikoni mobile" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-1418-1.jpg" alt="" width="200" height="124" />La survie de Wapikoni mobile est menacée. Dans ce contexte, je publie ici un travail de recherche débuté à l&#8217;automne 2010 dans le cadre d&#8217;un cours à distance abandonné en route. Ce dossier est tout à fait incomplet: on n&#8217;y trouvera ni référence au problème de financement actuel, ni réponse aux interrogations soulevées. Toutefois, en situant l&#8217;organisme dans la question plus large de l&#8217;autoreprésentation autochtone et en posant certains repères historiques et théoriques, j&#8217;ose espérer que cette publication pourra nourrir la réflexion de quelques lecteurs et peut-être même de certains acteurs en cause. Si par ailleurs un étudiant, chercheur ou autre penseur avait envie de poursuivre le travail commencé, je souhaite que cette ébauche puisse lui être utile. Tant de travaux universitaires terminés et notés parfaitement ne sont lus que par une ou quelques personnes&#8230;</p>
<h3 class="box">Dossier de recherche</h3>
<p>Il me semble tout à fait logique de réaliser ce dossier de recherche en continuité avec mes expériences de production audiovisuelle et mon intérêt pour les approches participatives et collaboratives. Je projette donc de travailler sur le projet Wapikoni mobile. Avant d’en arriver là, j’ai l’intention d’établir d’abord une revue des approches anthropologiques principales concernant l’autoreprésentation des peuples autochtones et la production médiatique participative. Les réflexions de Jean Rouch sur l’anthropologie partagée, le <em>Navajo Project</em> de Sol Worth et John Adair ainsi que les théories plus récentes de Faye Ginsburg sur les «<em>indigenous media»</em> devraient constituer un bon point de départ pour cet inventaire. Je devrai aussi définir plus précisément l’approche du «vidéo d’intervention» privilégiée par Wapikoni mobile<em>.</em></p>
<p>Afin d’ancrer mon dossier à l’intérieur des balises de ce cours, je prendrai soin de documenter les principaux projets de production vidéo réalisés en association à des communautés autochtones canadiennes au cours des cinquante dernières années. Je présenterai notamment plusieurs initiatives émanant de l’ONF, donc du gouvernement fédéral. Parmi celles-ci, les plus pertinentes devraient être le programme <em>Société Nouvelle</em>/<em>Challenge for Change</em> qui mena à la création de l’<em>Indian Film Crew</em> en 1968, le <em>Studio One</em>, studio de production réservé aux cinéastes autochtones et né en 1991 dans la foulée de la crise d’Oka, ainsi que <em>l’Aboriginal Filmmaking Program</em> et le programme <em>First Stories</em>. D’autres réalisations remarquables feront l’objet de mon survol historique, soit le <em>Réseau de télévision des peuples autochtones</em> (APTN), la plateforme <em>IsumaTV</em> et les producteurs indépendants <em>Igloolik Isuma Productions, </em>ainsi que l’émission <em>La Course autour de la grande tortue</em>. Ces initiatives seront examinées dans une perspective ethnohistorique, soit en tentant d’identifier leurs apports à l’autoreprésentation des peuples autochtones canadiens.</p>
<p>Finalement, c’est sur ces bases que j’analyserai le cas précis du Wapikoni mobile, un projet d’intervention et de formation vidéo en communautés autochtones. Depuis sa fondation en 2004, Wapikoni a rendu possible la production de nombreux documents audiovisuels réalisés par des jeunes de 17 communautés autochtones québécoises et semble donner naissance à toute une génération de créateurs, comme a pu le faire l’<em>Indian Film Crew </em>dans les années 70. Les impacts locaux sont impressionnants et le rayonnement international l’est tout autant. La mise en place de deux studios permanents à Wemotaci (nation Atikamekw) et à Kitcisakik (nation Anicinapek) laisse entrevoir une appropriation encore plus complète des moyens de production. Il sera sans doute fort instructif d’établir des liens entre ce projet et les initiatives historiques précédentes et d’analyser le tout à la loupe de l’anthropologie, afin de réfléchir aux forces et aux faiblesses de projets comme le Wapikoni mobile.</p>
<h2 class="intertitre">D&#8217;Igloolik à Wemotaci et Kitcisakik en passant par Natashquan</h2>
<blockquote><p>«L’idée c’est de donner la chance aux participants de pouvoir apprendre à faire du cinéma, mais aussi de s’exprimer, parce que c’est pas tout le monde qui a envie de faire des films Wapikoni, y a des gens qui veulent juste dire quelque chose, qui veulent prendre la parole et puis c’est, j’espère, ce qu’on offre à nos participants.»<br />
- Tobie Fraser, formateur Wapikoni (Fraser et Bellefleur-Kaltush, 2010)</p></blockquote>
<p>En vue de déterminer comment le projet Wapikoni mobile s’inscrit dans l’historique d’autoreprésentation des peuples autochtones, il est pertinent d’examiner les particularités des modes de représentation propres aux peuples concernés. Karoline Truchon apporte des éléments de réflexion fort intéressants dans son article sur «l’importance de l’aspect relationnel dans l’auto-(re)présentation de jeunes Innus» (Truchon 2005a), éléments approfondis dans son mémoire de maîtrise portant sur «la photographie comme agent <em>d’empowerment</em>» en milieu autochtone (Truchon 2005b). Un autre exemple éclairant est celui des groupes Isuma et Arnait d’Igloolik, au Nunavut, dont certaines productions contemporaines sont commentées par le <em>Cache Collective</em> dans un chapitre de l’ouvrage <em>Global Indigenous Media : Cultures, Poetics and Politics</em> (Cache Collective 2008).</p>
<p>L’intérêt grandissant de l’académie pour l’autoreprésentation des Autochtones n’est pas fortuit, comme le soulignent d’entrée de jeu les directeurs de ce recueil : «<em>In this landscape, control of media representation and of cultural self-definition asserts and signifies cultural and political sovereignty itself</em>» (Wilson et Stewart 2008 : 5). D’un point de vue historique, les imageries publiques des nations amérindiennes et inuites, produites principalement par des non-autochtones, ont été marquées par les stéréotypes,  la simplification et la fabrication d’un «Indien imaginaire». Ces imageries «ne représenteraient  pas les Autochtones ; elles expliqueraient plutôt les attitudes des Euro-Canadiens/Américains envers ces derniers qui s’en servaient pour mieux se définir dans leur nouvel environnement» (Truchon 2005b : 69). Truchon soutient toutefois que si une relation asymétrique est évidente dans ce système représentationnel, les Autochtones n’en sont pas que des victimes, s’étant appropriés le médium visuel «par des utilisations et des compositions qui reflètent leur expérience» (Truchon 2005b : 56).</p>
<p>Les collectifs vidéo Isuma et Arnait constituent de bons exemples de cette appropriation. La communauté d’Igloolik a accepté seulement en 1983 de recevoir des ondes télévisuelles, sous la condition que la télédiffusion incorpore la langue inuite et du contenu pertinent aux habitants du Nunavut. La volonté déjà présente de diffuser des productions nordiques à une audience inuite s’est transformée en nécessité, menant à la création de deux collectifs locaux de production vidéo (Cache Collective 2008 : 74-75). La prise en main de leur représentation visuelle par ces groupes s’est concrétisée non seulement par des succès internationaux (<em>Atanarjuat : The Fast Runner</em> et <em>The Journals of Knud Rasmussen</em>) et par une vaste collection de documentaires, mais aussi par l’initiative digitale Isuma.Tv, un portail de diffusion de vidéos pour cinéastes autochtones du monde entier. La roulotte Wapikoni mobile, en tant que projet vidéo d’intervention fondé et dirigé par des non-autochtones, est bien différent d’Isuma et Arnait, mais la création récente de deux studios permanents du Wapikoni à Wemotaci et Kitcisakik ouvre la porte à une réappropriation à long terme des moyens de production.</p>
<p>En utilisant une approche centrée sur «le relationnel dans la technique», il serait possible d’étudier les photos et vidéos autochtones en tant que «relations» et non comme «objets», nous rapprochant ainsi d’une conception émique de la culture (Truchon 2005a : 95, 104). Les vidéos réalisés par Isuma et Arnait sont créés pour une audience inuite : «<em>When Susan [Avingaq] makes a video about caribou clothing, she’s not thinking that someone in Montreal will be interested in it […]. She’s making it for people in town to learn how to do caribou-skin clothing</em>» (Fleming 1996 <em>in</em> Cache Collective 2008 : 77). Le style de la  production qui en résulte, créée par et pour une même communauté, est déterminé par la culture locale. Ce style se caractérise entre autres par des structures narratives ouvertes, influencées par les conditions climatiques et sans conflits apparents, tout en défiant les catégories spatiales et temporelles classiques du cinéma (Cache Collective 2008 : 78). Voir aussi <a href="http://www.isuma.tv/hi/fr/isuma-productions/our-style"><em>The Art of Inuit Storytelling</em> et <em>The Art of Community-based Filmmaking</em></a>.</p>
<p>Dans son projet de photos participatif avec de jeunes Innus de Mani-Utenam, Karoline Truchon a repris une approche conceptualisée par Sol Worth, celle du bio-documentaire «effectué par un non-professionnel [qui] présente comment il se sent dans le monde dans lequel il vit» (Truchon 2005b : 92). Cette démarche lui a permis de découvrir que «l’important pour [les participants] était ce qui figurait sur la photo, c’est-à-dire le <em>lien</em> les unissant à ce qu’ils ont représenté» (Truchon 2005a : 96). Dans une table ronde sur le documentaire et l’art communautaire ayant eu lieu le 18 novembre 2010 à Montréal, un formateur Wapikoni présentait dans le même sens le travail d’un des participants :</p>
<blockquote><p>«À Natashquan, il y a un gars que j’aime bien, qui s’appelle Bastien et je dirais que lui il fait des films pour sa communauté seulement. C’est-à-dire que y a vraiment pas dans l’idée de faire des films dans la vie, ça ne l’intéresse pas. Pis quand il fait un film, il pense vraiment juste à qu’est-ce qu’il va dire à <em>sa</em> communauté, il s’en fout de savoir &laquo;&nbsp;Est-ce que mon film va être vu ailleurs ?&nbsp;&raquo; […] Quand il présente ses films à Natashquan, les gens aiment ça, sont contents, sont fiers de lui, lui est fier de sa communauté pis de transmettre ça à sa communauté…» (Fraser et Bellefleur-Kaltush 2010)</p></blockquote>
<p>L’interprétation d’une image ne peut être effectuée de la même façon selon que celle-ci soit destinée à une consommation privée ou à une diffusion sur des réseaux publics (Truchon 2005b : 73). Dans le cas qui nous intéresse, celui des productions vidéos réalisées par les jeunes participants du Wapikoni mobile, le passage du privé (communauté) au public autochtone (autres réserves) ainsi qu’au public non-autochtone (festivals, tables rondes, Internet) de ces documents visuels est un élément important à prendre en compte. Si la visibilité et le succès des films Wapikoni sur la scène internationale semble toujours s’inscrire dans le paradoxe de «l’Indien à qui on veut du bien» (Truchon 2005b : 57) et dans une certaine relation transactionnelle (Truchon 2005a : 96), l’étude de l’expérience locale des studios permanents nous en apprendra probablement davantage sur les apports de ce projet à l’autoreprésentation des peuples autochtones.</p>
<h3 class="box">Autres extraits de Fraser et Bellefleur-Kaltush, 2010</h3>
<p>Extraits retranscrits d&#8217;un enregistrement effectué lors de la table ronde <strong>Doc et art communautaire: quelles expériences pour quels résultats ?</strong>, 18 novembre 2010, Cinéma ONF, Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span><strong>Tobie Fraser</strong> et <strong>Janie Bellefleur-Kaltush</strong> (Natashquan), formateur et participante, Wapikoni Mobile.</p>
<p><strong>Tobie, 1m24s :</strong> «L’idée c’est de donner la chance aux participants de pouvoir apprendre à faire du cinéma, mais aussi de s’exprimer parce que, bon, c’est pas tout le monde qui a envie de faire des films Wapikoni, y a des gens qui veulent juste dire quelque chose, qui veulent prendre la parole et puis c’est, j’espère, ce qu’on offre à nos participants.»</p>
<p><strong>Janie, 26m45s :</strong> «Dans notre communauté y a pas de centre commercial, y a pas de disquaire, y a rien. Y a juste un petit dépanneur où tu peux acheter des chips pis de la liqueur. Tsé, c’est pas à tous les jours qu’une roulotte arrive qui est toute équipée d’une caméra pis d’une toile pour projeter, d’un intervenant pis des cinéastes, c’est nouveau. Moi j’ai sauté sur l’occasion. Moi j’ai dis « j’veux l’faire, j’veux l’faire » pis… c’est ça là.»</p>
<p><strong>Janie, 27m38s :</strong> «Ce que ça m’a apporté ? Bin mon film y a été projeté dans plusieurs festivals à travers le monde, j’ai eu une subvention au Conseil des arts, j’ai travaillé sur le film d’Yves Sioui-Durand cet été… pas mal d’affaires ! (rires) Oui, c’est vrai, j’ai gagné un prix… (rires) … meilleur court-métrage au festival à Toronto, ImagineNATIVE. (applaudissements)»</p>
<p><strong>Tobie, 33m15 :</strong> «Par exemple, pour moi le film de Janie représente un peu ça, quelqu’un qui s’est servi  de ces outils là pour dire quelque chose qu’elle n’avait pas dit à personne et… Bin y a un impact comme on le dit, par exemple on en parlait hier Janie et moi, […] Janie a présenté ce film là aux gens de sa communauté pis après a eu beaucoup de commentaires. Je ne sais pas si elle s’attendait à ça à l’époque, on en parlait un peu hier justement, j’pense que tu t’attendais pas à ça, t’avais décidé de le faire, mais tu t’attendais pas à ce que… tu savais peut-être pas ce que ça allait donner. As-tu envie de nous raconter ça un peu ? Qu’est-ce qui est arrivé selon toi après la présentation de ce film là ? Y a eu des changements, est-ce que … ?»</p>
<p><strong>Janie, 34m23 :</strong> «Oui, j’ai eu beaucoup de commentaire là-dessus, beaucoup, beaucoup. Y a beaucoup de monde, des hommes, des femmes, des jeunes, qui sont venus me voir qui m’on dit &laquo;&nbsp;T’as tapé dans le mille, c’est ça qui se passe ici, t’as raison là.&nbsp;&raquo; J’ai fait ce film là pour dénoncer c’qui s’passait chez nous pis c’est ça qui arrive. Depuis un an, j’ai remarqué que y a moins de monde qui s’occupe des affaires des autres &laquo;&nbsp;tsé, ça m’intéresse pas, c’est leur vie&nbsp;&raquo;.»</p>
<p><strong>Janie, 37m35s :</strong> «Moi, oui, ça a piqué mon intérêt, mais les autres c’est… y a beaucoup de gêne chez nous, c’est pas tout le monde qui… Ils veulent faire des films, mais ils sont gênés de le faire. C’est vraiment… ils sont très timides. Mais y en a qui en parlent, ils veulent faire, ils veulent faire mais… sont trop gênés.»</p>
<p><strong>Tobie, 39m26s :</strong> «Bin c’est sûr que Wapikoni on a découvert ça très tôt dans le projet y a plusieurs années, l’idée c’est justement de, malgré le fait que, c’est sûr qu’on aimerait ça être là tout le temps, malgré le fait qu’on est pas là tout le temps, on est là un mois par année, on essaie d’entretenir cette relation là avec les jeunes qu’on a connu, avec la communauté. Donc, un peu à la manière qu’on engage quelqu’un pour être en lien avec cette communauté là, comme je le disais tout à l’heure, bin, on s’assure aussi à notre départ, pis à force d’y retourner ces liens-là se créent, d’avoir des gens dans la communauté qui sont là pour répondre à certains besoins.»</p>
<p><strong>Tobie, 52m47s </strong>: [Sur la question du pouvoir au sein des projets] «Au Wapikoni mobile on est souvent en train de se poser cette question là, jusqu’où nous on va quand on enseigne quelque chose, quand on montre quelque chose, parce que c’est sûr qu’on a, sans même s’en rendre compte, on a parfois ce pouvoir de suggestion là, ne serait-ce qu’en discutant avec nos participants, en disant &laquo;&nbsp;Ouais, mais t’as-tu pensé à ça ?&nbsp;&raquo; ou bien &laquo;&nbsp;Ton idée est bonne, on pourrait peut-être faire ça&nbsp;&raquo;. On est nous aussi en train de voir un film, y a un participant qui est là, qui a une idée, qui veut faire son film, mais nous on en voit un, pis chacun, j’imagine, on voit notre film différemment. Donc comme on est toujours un peu en groupe, on est quand même plusieurs, bin… moi j’oserais pas dire qu’il n’y a pas cette influence là. Quelqu’un qui fait un film pour la première fois, c’est sûr qu’il nous écoute, il discute avec nous pis il trouve nos idées bonnes, y en prend une pis y en laisse une autre à côté, je le sais pas. […] J’pense que c’est sûr que, c’est sûr qu’on y échappe pas, pis on se pose souvent la question &laquo;&nbsp;Jusqu’où on va ?&nbsp;&raquo; pis ça nous préoccupe, parce qu’on veut… notre objectif c’est quand même que ce participant là puisse faire son film pis qu’il dise ce qu’il a envie de dire pis de la manière dont il veut le dire. Après ça c’est vrai qu’il y a aussi d’autres contraintes, nous on fait des courts-métrages, on est là seulement un mois, il y a quand même un certain horaire à respecter même si on s’adapte à la communauté pis à nos participants. À un moment donné il y a quand même un contexte de production qu’on doit un peu respecter pis dans ce contexte là, c’est sûr qu’on se pose souvent la question. Pis toi Janie, tu pourrais sûrement nous dire … comment tu trouves ça ? Comment t’as trouvé ça ton expérience ? Est-ce que tu trouvais qu’on te laissait la liberté ? »</p>
<p><strong>Janie, 54m37s </strong>: «Bin c’que j’avais à dire, Alex y a tout dit… (rires) Dans les mots là»</p>
<p><strong>Tobie, 1h22m28s :</strong> «Moi l’idée que j’aime bien au Wapikoni c’est quand je vois des jeunes comme à Natashquan, il y a un gars que j’aime bien, qui s’appelle Bastien et je dirais que lui il fait des films pour sa communauté seulement. C’est-à-dire que y a vraiment pas dans l’idée de faire des films dans la vie, ça l’intéresse pas. Pis quand il fait un film, il pense vraiment juste à qu’est-ce qu’il va dire à <em>sa</em> communauté, il s’en fout de savoir &laquo;&nbsp;Est-ce que mon film va être vu ailleurs ?&nbsp;&raquo; puis j’pense pas qu’il parle aux gens qui ne font pas partie de sa communauté. Donc ça j’aime toujours ça cette idée là de voir des gens comme ça qui… bin déjà lui il a un public pis ça fonctionne très bien. Quand il présente ses films à Natashquan, les gens aiment ça, sont contents, sont fiers de lui, lui est fier de sa communauté pis de transmettre ça à sa communauté… Donc, ça j’aime toujours ça voir ça. Après, c’est sûr que ce changement là peut aussi aller plus loin. Je pense que un film qui voyage… Ce qu’il y a de particulier au Wapikoni c’est qu’on a un réseau vraiment&#8230; Quand on va dans une autre réserve, bin les gens souvent ont déjà vu des films du Wapikoni. Donc y a ce réseau là qui se crée entre les réserves, entre les participants du Wapikoni pis entre les membres de ces communautés là. Pis ça c’est intéressant, parce que avant même de… là ici on voit des films du Wapikoni dans un festival pis tout ça, on en voit quelques uns, mais dans une année y en a une soixantaine qui ont été faits par des jeunes pis ces films là on les voit pas nécessairement. Quoique maintenant sur Youtube ça a un peu démocratisé tout ça, on peut les voir. Mais, tout ça pour dire qu’il y a des films qui voyagent quand même, même si on les voit pas en festivals, pis moi j’aime bien cette idée là, je la trouve très intéressante, je trouve ça intéressant quand je vais dans une autre réserve qu’un jeune me dise &laquo;&nbsp;J’ai vu le film de Janie&nbsp;&raquo;, par exemple.»</p>
<p><strong>Tobie, 1h24m30s :</strong> «Non, j’parle pas de la visibilité du projet, j’parle du fait que un jeune a envie de dire quelque chose, il le fait. Pis ça a un changement pour lui et dans sa communauté. Dans le cas où je parlais de Bastien, ça amène quand même chez cette personne là une fierté pis… Janie disait tout à l’heure &laquo;&nbsp;Y a pas grand chose à faire dans une réserve&nbsp;&raquo;, mais c’est vrai… Tout ça pour dire que y a pas grand chose à faire, mais les gens s’ennuient, les gens sont… j’veux pas généraliser, mais y a des gens qui dépriment là-bas, moi quand je vois un jeune qui est intéressé, qui a envie de dire quelque chose pis qui le fait, que ce soit Janie, que ce soit Bastien, que ce soit tous les autres que je connais, bin j’suis toujours content. Avant même de savoir si ce film là va être vu après, pis j’pense que y a quand même plusieurs films qui sont vus aussi. Donc y a quand même… y a quand même un changement qui peut avoir lieu ailleurs, dans nos mentalités de Montréalais, par exemple, qui regardent des films sur Natasquan pis qu’on est jamais allés. Mais moi ce qui m’intéresse le plus comme j’ai déjà dit, c’est vraiment le changement individuel dans leurs communautés parce que c’est là que ça commence.»</p>
<h3 class="box">Bibliographie</h3>
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<p>FRASER Tobie et Janie BELLEFLEUR-KALTUSH, 2010, «Doc et art communautaire : quelles expériences pour quels résultats ?», <em>Table ronde dans le cadre des Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal</em>. Montréal, 18 novembre 2010.</p>
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<p>WORTH Sol, 1970, « Navajo Film Makers », <em>American Anthropologist</em>, 72 : 9-39.</p>
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