Moïse Marcoux-Chabot

Errance sans but ?

«El personaje que escribió estas notas murió al pisar de nuevo tierra argentina, el que las ordena y pule, yo, no soy yo, por lo menos no soy el mismo yo interior. Ese vagar sin rumbo por nuestra Mayúscula América me ha cambiado más de lo que creí.»
(Le personnage qui a écrit ces notes est mort quand il est revenu poser le pied sur la terre d’Argentine, et celui qui les remet en ordre et les épure, c’est-à-dire moi, n’est plus moi. Tout du moins, il ne s’agit plus du même moi intérieur. Cette errance sans but à travers notre Amérique Majuscule m’a changé plus que je ne l’aurais cru.)
Ernesto Guevara, Notas de viaje

Sans commentaires. C’est trop évident.

À quelques jours de mon retour, alors que tout semble se précipiter, je manque de temps pour raconter de grandes histoires ou envoyer de nouvelles photos. Je me dis que ça n’en fera que plus à raconter en personne…

Sachez quand même que je suis parti de Sucre vers Potosi. J’y ai visité les mines du Cerro Rico, mines d’argent qui ont permis le développement du capitalisme aux temps de la colonie et où les hommes travaillent et meurent toujours, creusant au pic et à la dynamite.

Je suis passé par le plus grand désert de sel du monde, le Salar de Uyuni, pour ensuite m’extasier devant les grandes étendues désertiques, les lagunes colorées, les flamants roses, les geysers sulfureux et les rochers de pierre volcaniques du Sud Lipez.

J’ai vu le soleil se lever à travers les vapeurs d’un geyser bolivien à 4900m d’altitude et le même soleil se coucher dans l’Océan pacifique le long des côtes chiliennes.

J’ai survécu aux 20 heures de bus-collectivo-bus entre Iquique et Nazca (Pérou), avec en prime les formalités de sortie du Chili, les formalités d’entrée au Pérou, les douanes de sortie du Chili, les douanes d’entrée du Pérou, les douanes de sortie de la zone franche (libre de taxes) de la région de Tacna (Pérou), un contrôle militaire d’identité de tous les passagers du bus et une fouille policière du bus à la recherche de marchandise de contrebande…

Je reviens dans moins d’une semaine maintenant. L’université m’attend et, j’espère bien, quelques uns d’entre vous aussi.

Au plaisir !

Le petit voyageur qui voudrait bien être grand

1 commentaireLaisser un commentaire

  • Bravo, et grand merci de témoigner sur la vérité tellement occultée de Cuba. Continuez, l’information est nécessaire et vitale.Racontez encore et encore sans vous lasser, car en plus, comme vous l’avez dit:ça fait tellement de bien!