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	<title>Moïse Marcoux-Chabot &#187; Archives</title>
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	<description>Moïse Marcoux-Chabot étudie en anthropologie visuelle et partage ses articles, photos, vidéos produits lors de ses recherches sur le terrain ou en voyage.</description>
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		<title>Ne pas oublier</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 22:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Texte]]></category>

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		<description><![CDATA[«J'ai vu, j'ai pleuré et je n'ai rien pu faire.» Réflexion sur la violence politique et la mémoire collective, à partir d'un documentaire sur le travail de l'anthropologue péruvien Edilberto Jiménez Quispe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>«Les <a class="tooltip" title="Pendant la guerre civile guatémaltèque, surnom donné à certains militaires à cause du camouflage noir dont ils s'enduisaient le visage"><em>pintos</em></a> arrivèrent dans le village. Ils enfermèrent tous les hommes dans l&#8217;église, leur mirent un sac de plastique sur la tête qu&#8217;ils attachèrent au cou. Le sac était rempli de chaux. Ils attrapaient les petits enfants et les lançaient dans les airs en leur tirant dessus comme s&#8217;ils étaient des petits oiseaux. Les <em>pintos</em> attrapèrent quelques hommes et, après leur avoir coupé le nez, les oreilles et les joues, les laissèrent aller dans le village pour faire peur aux gens. L&#8217;époux de Maria est l&#8217;homme qui avait organisé la coopérative. Elle, elle était enceinte. Les <em>pintos</em> prirent son mari et lui coupèrent la tête. Elle pleurait et criait beaucoup. Alors ils lui ouvrirent le ventre, sortirent le bébé pour y mettre la tête de son mari et lui recousirent le ventre.»<br />
<cite>Mondragon (1983:36)<sup><a id="cite-mon1983" href="#ref-mon1983" title="Voir référence">[1]</a></sup> cité par Marcotte (1988:9)<sup><a id="cite-mar1988" href="#ref-mar1988" title="Voir référence">[2]</a></sup></cite></p></blockquote>
<p>Lorsque j&#8217;ai entendu ces mots pour la première fois, dans un cours d&#8217;introduction à l&#8217;anthropologie du Cégep de Sainte-Foy, ma gorge s&#8217;est serrée et tout mon corps s&#8217;est crispé, pétrifié par la violence des actes décrits. Une telle scène est dure à concevoir pour quelqu&#8217;un qui est venu au monde et a grandi dans la sécurité et l&#8217;insouciance. Et voilà qu&#8217;en quelques mots, sans connaître l&#8217;ampleur de la guerre civile guatémaltèque, je recevais toute son horreur en plein visage, vingt ans plus tard. </p>
<p>Cette citation servait à introduire le mémoire de maîtrise de mon premier professeur d&#8217;anthropologie, Sylvain Marcotte, qui portait sur le rôle économique et politique des réfugiés guatémaltèques au Mexique. Il avait lui-même réalisé un terrain de recherche dans ces camps de réfugiés et avait entendu son lot de témoignages sur la violence subie par les civils. La guerre civile, qui déchira le Guatemala pendant plus de trente ans, fit environ 200 000 morts et 50 000 disparus. En 2004, dans une classe de Cégep, c&#8217;était la première fois que j&#8217;en entendais parler. Depuis ce temps, j&#8217;avais oublié les mots exacts de la citation.  Néanmoins, ce témoignage a laissé en moi une impression inaltérable du pire dont l&#8217;humain est capable. J&#8217;espère que Sylvain parle encore du Guatemala à ses étudiants.</p>
<p>Il y a quelques semaines, j&#8217;ai été mis en contact avec un jeune historien de Lima, Gabriel Salazar Borja, membre du <a href="http://www.observatoriosocialalternativo.blogspot.com/" title="Lien vers le site du Colectivo Audiovisual Zoom (en espagnol)">collectif audiovisuel Zoom</a>. Ce groupe est composé d&#8217;étudiants et de chercheurs en histoire, anthropologie et travail social. Ceux-ci explorent la communication et la transmission de savoirs alternatifs en complémentarité avec les mouvements sociaux de Lima. À mon premier contact avec Gabriel, il m&#8217;invita à l&#8217;avant-première d&#8217;un film documentaire qui avait lieu le soir même.</p>
<p>Le film en question, <a class="tooltip" title="Chungui, horreur sans larmes"><em>Chungui, horror sin lagrimas</em></a><sup><a id="cite-deg2010" href="#ref-deg2010" title="Voir référence">[3]</a></sup>, est la dernière réalisation du cinéaste péruvien Felipe Degregori, actif surtout en fiction depuis le début des années 1980 et fondateur de la <a title="Lien vers le site de Buenaletra Producciones (en espagnol)" href="http://www.buenaletraproducciones.com/">maison de production Buenaletra</a>. La production de ce documentaire s&#8217;est étendue sur plus de deux ans et, bien que traitant de faits historiques précis, son sujet est avant tout la préservation de la mémoire collective. En effet, le Pérou, comme le Guatemala, a connu une des plus sombres périodes de son histoire au 20e siècle.</p>
<p>À partir de 1980, un conflit interne particulièrement violent opposa la guerilla maoïste du <a class="tooltip" title="Nom inspiré d'une phrase célèbre du fondateur du Parti communiste péruvien en 1920: Le Marxisme-Léninisme ouvrira le sentier lumineux vers la révolution">Sentier Lumineux</a>, le mouvement révolutionnaire <a class="tooltip" title="Du nom du dernier leader de la nation Inca, exécuté en 1572">Túpac Amaru</a> et les forces gouvernementales péruviennes. Dans une certaine mesure, le conflit est toujours actif et le Sentier Lumineux continue de se manifester à l&#8217;occasion, mais les quelques attaques et attentats de la dernière décennie n&#8217;ont rien de comparable avec les vagues de violence qui secouèrent le pays jusqu&#8217;en 1992. Pendant cette période, les principales victimes du conflit furent les civils, coincés entre tous les feux. En 2001, la <em><a href="http://www.cverdad.org.pe/">Commission Vérité et Réconciliation</a></em> fut chargée de faire la lumière sur les atrocités commises. Son rapport final, présenté deux ans plus tard, conclut que le conflit armé avait causé près de 70 000 morts ou disparitions entre 1980 et 2000, les trois quarts des victimes étant d&#8217;origine quechua. Le même rapport établit que 46% des pertes avaient été causées par le Sentier Lumineux, 30% par l&#8217;armée et 24% par d&#8217;autres groupes révolutionnaires, des paramilitaires ou les milices d&#8217;autodéfense<sup>.<a id="cite-cvr2004" href="#ref-cvr2004" title="Voir référence">[4]</a></sup></p>
<p><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/edilberto_jimenez.jpg" alt="" title="Edilberto Jiménez Quispe" class="alignleft size-full wp-image-895" /><em>Chungui, horror sin lagrimas</em> présente le travail de l&#8217;anthropologue Edilberto Jiménez Quispe, lui-même originaire d&#8217;Ayacucho, une des régions les plus affectées. Menant des recherches sur le territoire de <a class="tooltip" title="Le district de Chungui est situé dans le département d'Ayacucho, au sud de la province de La Mar, au centre du Pérou">Chungui</a> depuis 1996, Jiménez recueillit de nombreux témoignages auprès des survivants et contribua à dévoiler l&#8217;ampleur du drame vécu par les communautés paysannes. Ce que ces gens avaient vécu et qu&#8217;eux mêmes essayaient d&#8217;oublier, personne ne l&#8217;avait filmé, personne ne l&#8217;avait photographié. Jiménez commença, en plus des témoignages qu&#8217;il rassemblait et en collaboration avec les paysans, à illustrer les histoires d&#8217;horreur qu&#8217;on lui contait. La mise en images de la souffrance collective des habitants de Chungui commença ainsi, par quelques esquisses au crayon de plomb dans le cahier de notes d&#8217;un anthropologue.</p>
<p>Mais Jiménez ne souhaitait pas seulement accumuler des données et figer tous ces souvenirs sur papier. Il voulait préserver dans le temps une dure réalité qui commençait déjà à s&#8217;effacer de la mémoire collective. Ses croquis devinrent des affiches, qui furent exposées à divers endroits au Pérou et jusqu&#8217;à Nuremberg et Tokyo. En 2005, il publia un livre de 210 pages intitulé <em><a class="tooltip" title="Chungui, violence et traces (ou traits) de mémoire">Chungui, violencia y trazos de memoria</a></em><sup><a id="cite-jim2009" href="#ref-jim2009" title="Voir référence">[5]</a></sup>, qui fut réédité et enrichi en 2009 dans une version de 418 pages. Les images et témoignages qui suivent sont un aperçu du contenu du livre, qui relate la descente aux enfers vécue par les <a class="tooltip" title="Habitants du district de Chungui"><em>Chunguinos</em></a> comme par bien d&#8217;autres péruviens pendant cette période.</p>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_1.jpg" rel="shadowbox[post-853];player=img;" title="Chungui"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_1-620x440.jpg" alt="" title="Chungui" width="620" height="440" class="alignnone size-medium wp-image-890" /></a></p>
<blockquote><p>«En 1983, au mois de décembre, trente inconnus armés, des hommes et des femmes, sont arrivés à Chungui et ont inspecté tout le village. Après avoir visité l&#8217;école et discuté avec les professeurs, ils nous ont expliqué qu&#8217;il fallait en finir avec les riches et ils nous ont fait chanter leurs chansons. Ensuite, ils ont réuni tous les villageois sur la place pour nous dire qu&#8217;ils allaient renverser le gouvernement, que les riches seraient éliminés et que tous doivent être égaux. Finalement, ils nous ont dit que que les autorités locales devaient démissionner et ils ont nommé leurs propres responsables à la place. Le lendemain, ils sont partis vers le village de Chapi. Ils sont revenus une quinzaine de jours plus tard et ils ont assassiné le président de la communauté, Leonidas Roca, ainsi que Raúl Juárez.»<br />
<cite>1983, Chungui, témoignage de D.H.J.</cite></p></blockquote>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_2.jpg" rel="shadowbox[post-853];player=img;" title="Hierbabuena"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_2-620x446.jpg" alt="" title="Hierbabuena" width="620" height="446" class="alignnone size-medium wp-image-891" /></a></p>
<blockquote><p>«Les militaires avaient organisé les citoyens en comités de défense civile, pour faire face aux <a class="tooltip" title="Combattants du Sentier Lumineux"><em>senderistas</em></a>. En mai 1983, une centaine de terroristes sont arrivés au village de Hierbabuena au milieu de la nuit, pendant que les villageois dormaient dans l&#8217;école. Les <em>senderistas</em> les ont fait prisonniers immédiatement et les ont attaché, avec leurs femmes et leurs enfants. Ils les ont blâmé pour l&#8217;organisation de la défense. Ensuite, en les sortant un par un, ils les ont amené à une colonne de <em>senderistas</em> qui attendaient à l&#8217;extérieur. Ceux-là les frappaient avant de les poignarder. Beaucoup de pères et de mères de famille sont morts, avec leurs enfants. Le massacre a duré plus de quatre heures.»<br />
<cite>12 mai 1984, communauté de Hierbabuena (Chungui), témoignage de R.R.A.</cite></p></blockquote>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_3.jpg" rel="shadowbox[post-853];player=img;" title="Lirioqaqa"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_3-620x859.jpg" alt="" title="Lirioqaqa" width="620" height="859" class="alignnone size-medium wp-image-892" /></a></p>
<blockquote><p>«Après avoir violé les femmes, les miliciens de la défense civile ont amené tous les détenus au ravin de Lirioqaqa et les y ont jeté. Trois jours plus tard, je suis descendu au fond pour retrouver les corps des membres de ma famille. Ce que j&#8217;ai vu était horrible, il y avait des corps défaits, leurs tripes sorties, il y avait des têtes et des bras éparpillés partout. Des cadavres d&#8217;enfants complètement mis en pièces. Les vêtements des morts étaient aussi en pièces, il y en avait des morceaux accrochés dans les arbres.<br />
J&#8217;ai vu, j&#8217;ai pleuré et je n&#8217;ai rien pu faire.»<br />
<cite>Mai 1985, communauté d&#8217;Oronqoy (Chungui), témoignage de T.B.</cite></p></blockquote>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_4.jpg" rel="shadowbox[post-853];player=img;" title="Oronqoy"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_4-620x442.jpg" alt="" title="Oronqoy" width="620" height="442" class="alignnone size-medium wp-image-893" /></a></p>
<blockquote><p>«Les <em>senderistas</em> assassinaient les autorités et obligeaient ensuite les villageois à abandonner leurs maisons et propriétés. À partir de ce moment, les villageois, effrayés, ont été forcés de vivre dans les montagnes avec les <em>senderistas</em>. On leur disait que s&#8217;ils demeuraient dans leurs maisons, les militaires allaient les massacrer. Ils ont donc continué à vivre en se déplaçant constamment d&#8217;un lieu à l&#8217;autre pendant plusieurs années, entre 1983 et 1986. En février 1985, un groupe de villageois est arrivé à Estacayuq pour dormir dans la maison d&#8217;une dame qui avait accepté de les recevoir. À l&#8217;aube, vers 4 heures, la maison fut encerclée par les <a class="tooltip" title="Unité de police militaire antiterroriste"<em>sinchis</em></a>.»<br />
<cite>Mise en contexte d&#8217;Edilberto Jiménez</cite></p></blockquote>
<blockquote><p>«Les <em>sinchis</em> ont massacré tout le monde. En maintenant la porte fermée avec une courroie et en tirant des coups de feu et des grenades à l&#8217;intérieur, personne n&#8217;a pu s&#8217;échapper. Ensuite, ils ont allumé des feux de bengale, la nuit était illuminée comme en plein jour, et après, ils ont brulé la maison avec tous les survivants à l&#8217;intérieur».<br />
<cite>Février 1985, communauté d&#8217;Oronqoy (Chungui), témoignage de M.L.H.</cite></p></blockquote>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_5.jpg" rel="shadowbox[post-853];player=img;" title="Chapi"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/dibujo_chungui_5-620x448.jpg" alt="" title="Chapi" width="620" height="448" class="alignnone size-medium wp-image-894" /></a></p>
<blockquote><p>«Tout nous faisait peur, on préparait les repas la nuit, sans sel, on vivait comme des animaux dans les montagnes. Quand les militaires venaient, les enfants devaient se  tenir tranquilles, sans faire un bruit. Mais parfois, la faim et la soif les faisaient pleurer. Les chefs des <em>senderistas</em> ont donc ordonné de tuer tous les enfants de Huertahuaycco, ils ont ordonné aux femmes de tuer leurs propres enfants. Mais ensuite eux-mêmes les ont massacré en les étranglant avec des cordes et avec leurs mains. Les mamans ne pouvaient pas les en empêcher parce que les militaires menaçaient de les tuer aussi. Elles pouvaient seulement pleurer de peur et se couvrir les yeux, pendant qu&#8217;on tuait leurs bébés.»<br />
<cite>Août 1985, communauté de Chapi (Chungui), témoignage de R.R.I.</cite></p></blockquote>
<p>C&#8217;est le moment de fermer les yeux et de prendre une grande respiration.</p>
<p>&#8230;</p>
<p>Ce sont les témoignages, leurs mots et ce qu&#8217;ils décrivent qui frappent droit au coeur. Mais ce sont les illustrations d&#8217;Edilberto Jiménez qui font voyager ces traces de mémoire et les réintègrent à la réalité. Les souvenirs des survivants, racontés à un anthropologue attentif qui les réinterprète avec eux par le dessin, voyagent dans des livres et des expositions, font l&#8217;objet d&#8217;un film documentaire qu&#8217;un autre anthropologue écoute et se rendent par internet jusqu&#8217;à des lecteurs aux quatre coins du monde.</p>
<p><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/retablo_edilberto_jimenez.jpg" alt="" title="retablo_edilberto_jimenez" width="280" height="220" class="alignright size-full wp-image-896" />L&#8217;anthropologie visuelle d&#8217;Edilberto Jiménez ne s&#8217;arrête pas là. Cherchant d&#8217;autres moyens pour faire circuler les témoignages qu&#8217;il a recueilli pendant des années en parcourant à pied les communautés de Chungui, c&#8217;est en renouant avec une tradition familiale qu&#8217;il put donner une vie de plus aux victimes de la guerre civile. La famille Jiménez Quispe est en effet reconnue pour la qualité de leurs <a class="tooltip" title="Oeuvres d'art qui représentent traditionnellement des symboles chrétiens et sont posées derrière l'autel, à la vue des fidèles.">retables.</a> Les <a title="Page Wikipédia sur les retables péruviens" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Peruvian_Retablos">retables d&#8217;Ayacucho</a> sont des boîtes de bois portables, dont l&#8217;ouverture des volets dévoile de petites figurines peintes à la main et illustrant des scènes religieuses, quotidiennes ou historiques. À partir de ses dessins, Edilberto Jiménez réalisa une série de sept retables représentant autant de scènes de la violence politique des années 1980. Au lieu des symboles traditionnels qui recouvraient les volets, il y inscrivit les témoignages des survivants. Une fois de plus, ces créations artistiques furent exposées et servirent à attirer l&#8217;attention du public et du gouvernement péruvien sur les conditions difficiles dans lesquelles vivent encore les <em>Chunguinos</em>.</p>
<p>En l&#8217;absence de photographies ou de films pour montrer les conséquences du conflit entre le Sentier Lumineux et l&#8217;état péruvien, ce sont les dessins et les retables d&#8217;Edilberto Jiménez qui jouent ce rôle. Le film de Felipe Degregori, <em>Chungui, horror sin lagrimas</em>, repose aussi sur ces évocations artistiques. On y suit l&#8217;anthropologue sur le terrain, dans ses rencontres avec les <em>Chunguinos</em>, dans l&#8217;atelier où il donne vie à ses figurines. Le documentaire permet d&#8217;entendre des témoignages de survivants de leur propre bouche et de voir les lieux où se sont déroulés certains des massacres, où subsistent toujours des ossements et des vêtements en lambeaux à demi enfouis. La parole est donnée aux villageois, qui demandent au gouvernement de ne pas les oublier. </p>
<p>Sans les traces que des personnes comme Sylvain, Gabriel, Edilberto et Felipe récoltent et transmettent sous toutes les formes, ce serait si facile de ne pas se souvenir. Même avec ces témoignages et les écorchures qu&#8217;elles laissent en nous, la mémoire est sélective et la souffrance se reproduit, ailleurs, plus tard, sous d&#8217;autres prétextes. Le devoir de montrer et dénoncer la violence politique, par l&#8217;écriture et par l&#8217;image, n&#8217;en est que plus impératif.</p>
<p><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-853-1.jpg" alt="" title="Chungui, violencia y trazos de memoria" width="376" height="398" class="aligncenter size-full wp-image-889" /></p>
<div id="footnote">
<h3 class="section">Références</h3>
<ol>
<li><a id="ref-mon1983" href="#cite-mon1983" title="Voir dans le texte">↑</a> MONDRAGON Rafael (1983), <em>De Indios y Cristianos en Guatemala</em>. Mexico: COPEC/CECOPE, 239 p.</li>
<li><a id="ref-mar1988" href="#cite-mar1988" title="Voir dans le texte">↑</a> MARCOTTE Sylvain (1988), <em>Le rôle économique et politique des réfugiés: le cas des Guatémaltèques au Mexique</em>. Mémoire de maîtrise, Université Laval, 152 p.</li>
<li><a id="ref-deg2010" href="#cite-deg2010" title="Voir dans le texte">↑</a> DEGREGORI Felipe (2010), <em>Chungui, horror sin lagrimas… …una historia peruana</em>. Long-métrage, Lima, Perú. </li>
<li><a id="ref-cvr2004" href="#cite-cvr2004" title="Voir dans le texte">↑</a> Comisión de la Verdad y Reconciliación (2004), <em>Hatun Willakuy: Versión abreviada del Informe Final de la Comisión de la Verdad y Reconciliación</em>. Lima, Perú, 477 p.</li>
<li><a id="ref-jim2009" href="#cite-jim2009" title="Voir dans le texte">↑</a>JIMÉNEZ Edilberto (2009), <em>Chungui. Violencia y trazos de memoria</em>. <a href="http://www.iep.org.pe/publicacion/003498/chungui-violencia-y-trazos-de-memoria">Instituto de Estudios Peruanos</a>, Lima, Perú, 418 p.</li>
</ol>
</div>
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		<title>Relever la tête</title>
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		<pubDate>Wed, 12 May 2010 16:51:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[Relever la tête et s'apercevoir que tout a changé...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>« relever la tête et s&#8217;apercevoir<br />
que tout a changé<br />
que l&#8217;inconnu est venu se glisser<br />
sur les visages dans tous les bruits<br />
et dans les rues »<br />
<cite>- Batlik, Les gens et les événements</cite></p></blockquote>
<p><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-830-1.jpg" alt="" title="Plaza San Martin - Lima" width="620" height="460" class="alignnone size-full wp-image-832" /></p>
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		<title>Faire le point</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2010/04/27/faire-le-point/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 21:19:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Texte]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est par l'étude de l'anthropologie visuelle que ma réflexion sur l'image s'est construite. On m'a questionné récemment à propos de cette réflexion et de l'influence qu'elle peut avoir sur mes réalisations. J'ai mis de l'ordre dans mes idées et j'ai fait le point sur quelques éléments qui me semblent importants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-792-1.jpg" rel="shadowbox[post-792];player=img;" title="Faire le point"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-792-1-620x413.jpg" alt="Faire le point" title="Faire le point" width="618" height="411" class="aligncenter size-medium wp-image-794" /></a></p>
<p>C&#8217;est par l&#8217;étude de l&#8217;anthropologie visuelle que ma réflexion sur l&#8217;image s&#8217;est construite. On m&#8217;a questionné récemment à propos de cette réflexion et de l&#8217;influence qu&#8217;elle peut avoir sur mes réalisations présentes et futures. J&#8217;ai mis de l&#8217;ordre dans mes idées et j&#8217;ai fait le point sur quelques éléments qui me semblent importants.</p>
<p>Le spectateur est rarement conscient de tout le travail de manipulation qui a lieu sur les images avant qu&#8217;elles n&#8217;arrivent à lui. Et je ne parle pas que du travail de cadrage et de retouches de couleurs. Dans tout processus où des images fixes ou en mouvement sont saisies par un instrument de captation, il y a de multiples étapes d&#8217;interprétation, autant dans un documentaire ou un reportage que dans un vidéoclip ou un film de fiction. </p>
<p>Examinons le processus de tournage d&#8217;une scène de documentaire, du personnage filmé au spectateur. Conscient d&#8217;être filmé, le personnage devant la caméra interprète son existence et joue son propre rôle en fonction d&#8217;un regard extérieur. Il interagit avec l&#8217;équipe de tournage. Le caméraman qui le filme a eu ou aura des interactions avec lui, qui influencent son regard. Il cadre les scènes, dirige consciemment ou inconsciemment l&#8217;action, décide quand commencer et quand arrêter de tourner. Généralement, il connait déjà ce qu&#8217;il veut ramener comme séquences. Parfois les images filmées correspondront exactement à ce qu&#8217;il avait imaginé, parfois il sera surpris du début à la fin. Souvent, son travail ne donnera aucun résultat probant: personnage absent ou peu intéressant, environnement visuel ou sonore dérangeant, équipement défectueux, trop grandes ambitions. </p>
<p>Le monteur qui reçoit les rushes de tournage doit recréer du sens avec ces morceaux épars de son et d&#8217;images. Certaines scènes d&#8217;un grand intérêt seront rejetées parce qu&#8217;elles s&#8217;inscrivent mal dans la trame narrative. Certaines sont trop longues, d&#8217;autres trop courtes. Ou bien tout est bon, très bon même, mais la scène finale doit durer seulement quelques minutes. Une scène où le personnage principal s&#8217;est ouvert à la caméra et a révélé des informations très touchantes sera parfois supprimée parce qu&#8217;elle contient des éléments sensibles qui risquent de déplaire au producteur et aux bailleurs de fonds. Au final, le film monté représente une réalité, non LA réalité, encore moins la vérité avec un grand V. <span class="pullquote">Ce qui importe dans l&#8217;univers du cinéma, c&#8217;est avant tout la vraisemblance</span>. </p>
<p>À la fin de la chaîne se trouve le spectateur. Chaque spectateur est différent, par ses attentes, sa culture visuelle, ses connaissances. Et chaque contexte de visionnement est différent. Seul devant un écran d&#8217;ordinateur, en famille dans le salon, en groupe dans une cinémathèque, à une projection dans un festival&#8230; Aucun spectateur ne va interpréter exactement de la même façon les images qu&#8217;il voit. La narration ou la musique ajoutées par le réalisateur influencent la perception du film. L&#8217;ordre des scènes aussi. Et le bagage personnel du spectateur tout autant.</p>
<p>Le cinéma est un art d&#8217;exclusion, dit-on, car dans le processus de réalisation, on cache beaucoup plus que l&#8217;on ne montre. C&#8217;était d&#8217;ailleurs le thème donné par le professeur lors de mon premier cours d&#8217;anthropologie visuelle, &#8220;ce que l&#8217;on montre et ce que l&#8217;on cache&#8221;, pour la réalisation d&#8217;un court-métrage.</p>
<p>J&#8217;ai choisi à ce moment de faire un film (<em><a href="http://moisemarcouxchabot.com/2007/01/30/points-de-vue/" title="Lien vers le film Points de vue">Points de vue</a></em>) qui fait réfléchir le spectateur sur sa réception du film. J&#8217;ai continué la même démarche dans mes films suivants et je n&#8217;ai pas l&#8217;intention d&#8217;arrêter. Tous les films n&#8217;ont pas à montrer leurs artifices, à offrir plusieurs points de vue au spectateur ou à déconstruire l&#8217;effet de réel de l&#8217;image. Mais je crois qu&#8217;il faut en faire certains dont c&#8217;est l&#8217;objectif principal. C&#8217;est essentiel pour stimuler notre esprit critique et faire de nous des spectateurs actifs. Car il faut être actif pour ne pas se laisser berner par tout ce qu&#8217;on nous montre. </p>
<p>Un cinéaste documentaire devrait toujours assumer sa subjectivité. Il est humain, il fait des choix, il est en relation aussi bien avec les sujets de son film qu&#8217;avec les spectateurs, il montre une certaine réalité, il est influencé par des facteurs économiques, il a un agenda politique. Les pires documentaires, pour moi, sont ceux qui sont contraints dans tous les sens par les producteurs, les bailleurs de fonds, les télédiffuseurs et les scénaristes mais qui présentent un sujet d&#8217;un seul point de vue, simplifié au maximum, sans ambiguïtés et avec un ton qui prétend montrer la vérité.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de réalité que je puisse montrer &#8220;telle quelle&#8221;. Pour voir la réalité, il faut sortir dehors et la regarder sans intermédiaire. Et même cette réalité bien tangible est ouverte aux ambiguïtés et aux réinterprétations.</p>
<p><span class="pullquote">En regardant un écran, la seule chose réelle qu&#8217;on peut voir, c&#8217;est un écran</span>. Ce qui apparaît à l&#8217;écran est une représentation. On l&#8217;oublie souvent. C&#8217;est pour cette raison que je débute mes films en faisant apparaître «Ceci n&#8217;est pas un film», en référence au tableau <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Trahison_des_images" title="Lien vers la page Wikipédia de La Trahison des images">La Trahison des images</a></em> de Magritte. L&#8217;objectif est de provoquer dès le départ le spectateur afin qu&#8217;il se questionne sur la nature des images qui lui sont présentées, qu&#8217;il ne demeure pas passif (<a href="http://moisemarcouxchabot.com/a-propos/productions/">en savoir plus</a>). À la différence de Magritte, dont la pipe était en fait l&#8217;image d&#8217;une pipe, mes films sont bien des films, des images de la réalité. Mais ce sont des films réalisés par un auteur, qui contrôle une bonne partie du processus.</p>
<p>Le statut d&#8217;auteur doit être assumé. Il ne sert à rien d&#8217;essayer de se dissimuler ou de nier son contrôle du film. Si on veut voir des vidéos sans auteur, on peut se brancher sur des caméras de surveillance. Quoique&#8230; Même ces caméras ont été placées quelque part en particulier, avec un angle spécifique, par quelqu&#8217;un ayant un but précis. Réaliser un film sur et avec des êtres humains est un exercice délicat: moralement, politiquement et épistémologiquement, tout comme l&#8217;est la description d&#8217;une culture par l&#8217;anthropologue. L&#8217;autorité du cinéaste comme de l&#8217;anthropologue repose sur une démarche interprétative, sur des techniques stylistiques et sur la transformation d&#8217;un échange dialogique en un discours monologique. Il faut renverser les modes classiques d&#8217;autorité de l&#8217;image, qui ne proposent qu&#8217;un angle et qu&#8217;une interprétation, qui dissimulent les intentions et les manipulations et qui évitent toute complexité. </p>
<p>Je crois que je peux jouer un rôle dans ce renversement en influençant, par mes réalisations,  le regard que le spectateur porte sur d&#8217;autres images que les miennes. Suis-je un éducateur, un révélateur ? Je ne sais pas. Si je peux contribuer, comme beaucoup d&#8217;autres le font déjà, à nourrir l&#8217;esprit critique de mes contemporains, je serai satisfait.</p>
<p>Quant à la limite entre cinéaste et anthropologue visuel, elle m&#8217;apparaît peu importante. Mes collègues en anthropologie me reconnaissent par mon travail sur les images. Et les cinéastes que je rencontre sont intéressés par mon approche anthropologique. La position à mi-chemin entre ces deux rôles me convient tout à fait, comme elle convenait très bien à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rouch" title="Page de Jean Rouch sur Wikipédia">Jean Rouch</a>.</p>
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		<title>Textures, couleurs et motifs</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 17:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou 2010]]></category>
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		<description><![CDATA[En travaillant pour un organisme de commerce équitable qui représente plus de 3000 producteurs et productrices du Pérou, je suis entouré au quotidien par une grande variété de formes d'artisanat.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-749-1.jpg" rel="shadowbox[post-749];player=img;" title="article-749-1"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-749-1-620x413.jpg" alt="article-749-1" title="article-749-1" width="620" height="413" class="aligncenter size-medium wp-image-777" /></a></p>
<p>Je ne suis ni en voyage ni un explorateur. Pas cette fois-ci en tout cas. Je vis et je travaille dans une autre ville, dans un autre pays. Rythme lent, température constante, déplacements rares, mésaventures absentes. Ennuyant tout ça ? Pas du tout. Le moral est bon. Je ne me sens pas pressé de tout voir, tout faire, tout découvrir. Un guide de voyage du Pérou prêté par une amie d&#8217;ici accumule la poussière sur mon bureau. J&#8217;ai des idées de films et d&#8217;essais photo qui me passent par la tête.  Des propositions d&#8217;expéditions. Du temps pour regarder les cactus pousser. Ça fait du bien.</p>
<p>Mes journées sont consacrées à être devant un ordinateur et réfléchir à un site web. Je me souviens que dans mes voyages précédents, j&#8217;attendais avec impatience le moment où j&#8217;allais me connecter dans un cybercafé pour partager mes impressions et reprendre contact avec le Québec. Cette fois, je dois me motiver davantage pour m&#8217;asseoir et écrire ici. Le besoin de faire le pont est moins pressant. J&#8217;ai néanmoins plusieurs idées en file d&#8217;attente pour mes prochains articles.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, au lieu d&#8217;écrire davantage, je publie quelques photos. En travaillant pour un organisme de commerce équitable qui représente plus de 3000 producteurs et productrices du Pérou, je suis entouré au quotidien par une grande variété de formes d&#8217;artisanat. J&#8217;en vois passer littéralement de toutes les couleurs. En vue du design du site web, je me suis laissé inspirer par les teintes, textures et motifs de quelques objets représentatifs des exportations de Minka Fair Trade. En voici un aperçu:</p>

<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-1.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-1'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-1-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-1" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-2.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-2'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-2-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-2" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-3.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-3'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-3-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-3" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-4.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-4'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-4-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-4" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-5.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-5'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-5-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-5" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-6.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-6'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-6-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-6" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-7.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-7'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-7-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-7" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-8.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-8'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-8-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-8" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-9.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-9'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-9-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-9" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-10.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-10'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-10-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-10" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-11.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-11'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-11-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-11" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-12.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-12'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-12-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-12" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-13.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-13'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-13-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-13" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-14.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-14'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-14-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-14" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-15.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-15'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-15-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-15" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-16.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-16'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-16-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-16" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-17.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-17'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-17-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-17" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-18.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-18'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-18-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-18" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-20.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-20'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-20-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-20" /></a>
<a href='http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-21.jpg' rel='shadowbox[album-749];player=img;' title='perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-21'><img width="100" height="100" src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-21-100x100.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="" title="perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-21" /></a>

<p>Et voici une grille de couleurs tirée de cet exercice:</p>
<p><a href="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-21.jpg" rel="shadowbox[post-749];player=img;" title="Grille de couleurs tirée de cet exercice"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/perou-2010-textures-couleurs-et-motifs-21-620x308.jpg" alt="Grille de couleurs tirée de cet exercice" title="Grille de couleurs tirée de cet exercice" width="620" height="308" class="aligncenter size-medium wp-image-783" /></a></p>
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		<title>Tiens, je suis au Pérou</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 18:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pérou 2010]]></category>
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		<description><![CDATA[À partir de maintenant, je peux dire «la première fois que je suis allé au Pérou» ou «la deuxième fois que j'ai atterri à Lima». Ce n'est pas rien. Combien de gens sur la planète ont l'occasion de partir à l'autre bout du monde plus d'une fois dans leur vie ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/moisemarcouxchabot/4484059905/" class="tt-flickr tt-flickr-Medium" title="Lien vers -2 avril 2010, Lima, Pérou- sur Flickr"><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-706-1.jpg" alt="2 avril 2010, Lima, Pérou" title="2 avril 2010, Lima, Pérou" width="620" height="414" class="alignnone size-medium wp-image-711" /></a> </p>
<p>Tiens, je suis au Pérou.</p>
<p>À partir de maintenant, je peux dire «la première fois que je suis allé au Pérou» ou «la deuxième fois que j&#8217;ai atterri à Lima». Ce n&#8217;est pas rien. Combien de gens sur la planète ont l&#8217;occasion de partir à l&#8217;autre bout du monde plus d&#8217;une fois dans leur vie ? Par mon lieu de naissance, ma culture, ma classe sociale, mes choix de vie et ma capacité à «faire ma chance», je suis un être mobile. J&#8217;ai beau ne pas aimer les frontières, elles existent bel et bien et ne signifient vraisemblablement pas la même chose pour moi que pour quelques milliards d&#8217;êtres humains.</p>
<p>Ma mobilité m&#8217;amène donc à revenir au Pérou, ce pays qui a servi de décor, avec la Bolivie, à mes premiers émois de voyageur international <a title="Premier texte écrit à mon arrivé au Pérou en 2005" href="http://moisemarcouxchabot.com/2005/05/31/lima/">il y a cinq ans</a>. Cette fois, cependant, je ne me promène pas sac au dos, ni n&#8217;ai pour objectif d&#8217;explorer les possibilités offertes par une approche anthropologique spécifique. Je passerai les deux prochains mois à travailler dans un bureau, de 9h30 à 18h30, du lundi au vendredi, devant un ordinateur. Moi qui n&#8217;apprécie ni les bureaux, ni les horaires fixes, ni les semaines de cinq jours. Mais puisque c&#8217;est pour développer un nouveau site web pour le plus ancien organisme de commerce équitable du Pérou (<a title="Site de Minka Fair Trade" href="http://www.minkafairtrade.com">Minka Fair Trade</a>) en étant financé par l&#8217;<a title="Site de l'Office Québec-Amériques pour la Jeunesse" href="http://www.oqaj.gouv.qc.ca">OQAJ</a> et que cette expérience me permettra de conjuguer plusieurs de mes passions tout en prenant le temps, tranquillement, de découvrir une nouvelle ville, pourquoi pas ?</p>
<p>Cette attitude du «pourquoi pas», elle me sert souvent dans la vie. Lorsqu&#8217;une opportunité se présente qui me tente et qui correspond un peu ou beaucoup à qui je suis ou à ce que je fais, je fonce. Quitte à laisser en plans d&#8217;autres projets intéressants. Ou à m&#8217;éloigner temporairement des personnes qui me sont chères. Pour mieux revenir, il faut d&#8217;abord savoir partir.</p>
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		<title>Alexio et Mary-Bulle</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2009/06/20/alexio-et-mary-bulle/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 16:39:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Media]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[Démo vidéo d'un spectacle de cirque clownesque de mes amis Alexio et Mary-Bulle, directement du monde des clowns. Jongleries, acrobaties et clowneries sont de la partie !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><object width="620" height="484"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9mudx" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x9mudx" type="application/x-shockwave-flash" width="620" height="484" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></div>
<p><strong>Synopsis:</strong><br />
Court démo d&#8217;un spectacle de cirque clownesque de mes amis Alexio et Mary-Bulle, directement du monde des clowns. Jongleries, acrobaties et clowneries sont de la partie !</p>
<p><strong>Réalisation:</strong><br />
Moïse Marcoux-Chabot</p>
<p><strong>Tournage:</strong><br />
9 mai 2009, Centre Éducatif St-Roch (Québec), à l&#8217;occasion de la soirée de financement du Tour de Babel et du Collectif Educaction.</p>
<p><strong>Artistes:</strong><br />
Alexio et Mary-Bulle <a href="http://www.leclownalexio.com">(www.leclownalexio.com)</a></p>
<p><strong>Durée: </strong><br />
4min24</p>
<p><strong>Lien:</strong><br />
Vidéo hébergé sur <a href="http://www.dailymotion.com/moisemc/video/16182357">DailyMotion</a></p>
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		<title>Soirée culturelle autochtone 2008</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Jun 2009 02:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Media]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[À chaque année, le CIÉRA et l'AÉA organisent une soirée de prestations artistiques autochtones. Voici les spectacles que j'ai filmés lors de l'édition 2008. Il y a pour plus de 2h30 de découvertes culturelles et musicales.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À chaque année, le CIÉRA (<a href="http://www.ciera.ulaval.ca/">Centre interuniversitaire d&#8217;études et de recherches autochtones</a>) et l&#8217;AÉA (<a href="http://assoautochtone.blogspot.com/">Association étudiante autochtone de l&#8217;Université Laval</a>) organisent un colloque pluridisciplinaire de langue française consacré aux questions autochtones. Une soirée de prestations artistiques autochtones a lieu à cette occasion. J&#8217;ai participé au tournage des soirées 2008 et 2009, en collaboration avec des membres du CIÉRA.</p>
<p>Les vidéos de la soirée 2008, totalisant 2h30 de spectacles, sont maintenant en ligne et je vous invite à les visionner. Alors que les six premiers vidéos ont été filmés à deux caméras avec Rozenn Bahuaud, j&#8217;ai filmé la dernière partie de la soirée avec une seule caméra, à l&#8217;avant, sans savoir que la caméra à l&#8217;arrière ne fonctionnait plus. Ce petit pépin technique explique la moins bonne qualité des trois derniers vidéos.</p>
<p>Bonnes découvertes musicales et culturelles !</p>
<p><iframe marginwidth="0" marginheight="0" width="620" height="355" frameborder="0" scrolling="no" src="http://www.dailymotion.com/videozap/playlist/xxhre_moisemc_soiree-culturelle-autochtone-08?auto=1&#038;shadow=0"></iframe></p>
<p><strong>Synopsis:</strong><br />
Prestations artistiques autochtones, filmées dans le cadre de la soirée cuturelle 2009 organisée par le CIÉRA (<a href="http://www.ciera.ulaval.ca/">Centre interuniversitaire d&#8217;études et de recherches autochtones</a>) et l&#8217;AÉA (<a href="http://assoautochtone.blogspot.com/">Association étudiante autochtone de l&#8217;Université Laval</a>).</p>
<p><strong>Artistes:</strong><br />
Geneviève McKenzie-Sioui, contes (Innu-Wendat)<br />
Patrick Gros-Louis, guitare (Huron-Wendat)<br />
Louis-Karl Picard-Sioui, poésie (Wendat)<br />
Michel Savard, chants au tambour traditionnel (Wendat)<br />
Marie Belleau, chants de gorge (Inuk)<br />
Annie Baron, chants de gorge (Inuk)<br />
Tiohtiake Drummers &#038; Singers, chants au tambours pow-wow (Mohawks)<br />
Gilbert Niquay, danse de cerceau (Atikamekw)<br />
Wendy Moar, piano et chant (Crie et Innue)<br />
Michaël-Paul Cleary, guitare et chant (Innu)<br />
Antonio Choque Sullca, musiques andines et latines (Quechua)<br />
Gilles Sioui, guitare et chant (Wendat)<br />
David Cardy, guitare<br />
Daniel Gaudreault, clavier<br />
Patrick Boivin, basse<br />
Chloé Sainte-Marie, chant<br />
Joséphine Bacon, poésie (Innue)</p>
<p><strong>Tournage:</strong><br />
Moïse Marcoux-Chabot<br />
Rozenn Bahuaud</p>
<p><strong>Montage:</strong><br />
Moïse Marcoux-Chabot</p>
<p><strong>Durée:</strong><br />
9 vidéos, durée totale 2h30</p>
<p><strong>Lien:</strong><br />
Fichiers vidéos hébergés sur <a href="http://www.dailymotion.com/playlist/xxhre_moisemc_soiree-culturelle-autochtone-08">DailyMotion</a></p>
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		<title>Basta !</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2009/04/11/basta/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2009 21:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Performances]]></category>
		<category><![CDATA[Texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette année, pour la nouvelle édition de l'Anthr'Acte, qui se déroulait au bar l'AgitéE, j'ai récité un texte constitué de dizaines d'extraits de chansons de Léo Ferré, accompagné par Stéphane Eduardo Longtin à la guitare.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;an dernier, pour le spectacle de fin d&#8217;année des étudiants et étudiantes en anthropologie, j&#8217;avais récité un medley de deux chansons de Léo Ferré, accompagné par mon ami Stéphane Eduardo Longtin au didgeridoo et percussions.</p>
<p>Cette année, pour la nouvelle édition du même spectacle, qui se déroulait cette fois au bar l&#8217;AgitéE, je suis allé plus loin. J&#8217;ai assemblé un texte constitué de dizaines d&#8217;extraits de chansons de Léo Ferré, mais aussi d&#8217;extraits d&#8217;autres textes et de citations diverses. J&#8217;ai transformé certains des extraits, j&#8217;en ai traduit, je les ai découpé, réassemblé, modifié, désordonné. J&#8217;ai introduit des phrases de moi dans le lot.</p>
<p>Le texte final est à la fois un hommage à Léo Ferré, récité avec son style,  et un témoignage personnel des éléments les plus marquants de ma dernière année, accompagné par Stéphane Eduardo à la guitare. C&#8217;est aussi et surtout un appel à se libérer des oppressions que nous nous imposons nous-mêmes.</p>
<p><img src="http://moisemarcouxchabot.com/wp-content/uploads/article-345-1.jpg" alt="article-345-1" title="article-345-1" width="620" height="426" class="aligncenter size-full wp-image-347" /></p>
<p><strong>Basta !</strong><br />
<em>(Moïse Marcoux-Chabot et Stéphane Eduardo Longtin)</em></p>
<p>Les zones autonomes temporaires ne me suffisent pas.<br />
Je déclare ma tête zone autonome permanente.</p>
<p>J&#8217;émigrerai bientôt vers un pays caché.<br />
Et ne reviendrai plus.</p>
<p>Ni dieu, ni maître, ni rien, ni moi, ni eux ET BASTA!</p>
<p>Je vivais dans une sorte de malédiction confortable.<br />
Je m&#8217;étais arrangé pour ne rien laisser paraître jamais ni de mes angoisses, ni de mes envies, ni même de mes voeux les plus secrets.<br />
Je vivais masqué.<br />
Je vivais coincé.<br />
Le grand drame des solitaires c&#8217;est qu&#8217;ils s&#8217;arrangent toujours pour ne pas être seuls.</p>
<p>Ma solitude est ouverte aux tendresses.</p>
<p>Je connais des formules apprises par coeur.<br />
Elles m&#8217;inspirent et m&#8217;apeurent.</p>
<p>Ni dieu, ni maître, ni femme, ni amis, ni rien, ni moi, ni eux ET BASTA !</p>
<p>Filmer des êtres humains, peut-être&#8230;<br />
Filmer des êtres humains en vie, c&#8217;est résister, c&#8217;est révolutionnaire.<br />
Tu veux voir ce que je vais filmer ?</p>
<p>Viens avec moi, viens, je te ferai visiter un pays que tu ne connais pas, que personne ne connaît&#8230;<br />
C&#8217;est un pays fantastique, un pays merveilleux, imaginé, mis en images.<br />
Allez, viens.</p>
<p>C&#8217;est facile pour moi de te dire viens, moi, demain, je m&#8217;en vais, de toutes façons.<br />
On dit aux gens, allez, viens, mais au fond, on s&#8217;en fout.<br />
Mais là, y a peut-être un moyen&#8230;<br />
J&#8217;suis pas sûr mais j&#8217;t'apprendrai.<br />
Y a p&#8217;t'être un moyen, pour que tu viennes, avec moi, dans un pays fantastique, méconnu.<br />
Il est connu&#8230; actuellement&#8230; par moi, comme ça.<br />
Je le dis pas, je le dis qu&#8217;aux gens qui viennent à l&#8217;AgitéE, pour m&#8217;écouter.</p>
<p>Ceux qu&#8217;on a jugé criminels, qui sont dans les prisons des hommes, ils savent qu&#8217;ils sont en prison. Et puis, ils savent qu&#8217;ils peuvent cracher  mentalement à la gueule de ceux qui les y ont mis et qui les y maintiennent. Mais les autres, les citoyens, ils savent pas. Ils y pensent pas. Ils souffrent, sans savoir qu&#8217;ils sont en prison. Ils se rendent pas compte.</p>
<p>En ce moment, quelque part, une employé d&#8217;épicerie emballe des légumes génétiquement modifiés au lieu de sarcler le jardin dans sa propre cour.<br />
Un cuisinier se saoule après avoir préparé des tables d&#8217;hôte pour 100 clients au lieu de cuisiner avec ses colocataires.<br />
Une étudiante en anthropologie transcrit ses entrevues avec des squatteurs au lieu  de participer elle-même à des actions militantes.<br />
Un coordonnateur d&#8217;association, fatigué de sa journée de travail, écoute un mauvais film d&#8217;action pour avoir à réfléchir le moins possible.<br />
Un homme qui pourrait être en train d&#8217;explorer sa sexualité avec une partenaire se masturbe devant un vidéo porno, sur internet.<br />
Un supposé révolutionnaire recherche, toujours sur internet, les nouvelles des soulèvements sociaux dont il rêve.</p>
<p>Et basta&#8230;</p>
<p>Plus nous investissons de l&#8217;énergie à essayer de survivre dans les termes du système, plus il devient difficile de vivre en son dehors.</p>
<p>Et&#8230; si tu décrochais ?</p>
<p>Nous pouvons tous, chacun de nous, refuser les rôles qui nous sont imposés.<br />
Décrocher signifie refuser de dire la réplique que l&#8217;on attend de nous, nous extraire de ce qui nous angoisse et réclamer la mainmise sur nos vies.<br />
Si vous êtes étudiant, cela signifie rejeter les techniques de contrôle et de pouvoir de l&#8217;instruction institutionalisée, en faveur de l&#8217;éducation autonome.<br />
Si vous êtes amoureux, cela signifie refuser les attentes et les obligations de la romance conventionnelle.<br />
Si vous créez, cela signifie vous approprier les moyens de création et de diffusion et les utiliser en dehors de la logique capitaliste.<br />
Si vous consommez, cela signifie acheter moins, réduire vos besoins, manger les déchets des autres&#8230;<br />
Tout cela implique de ne pas plus accepter le rôle qu&#8217;on vous prescrit que d&#8217;imposer un tel rôle aux autres.</p>
<p>Et si vous avez déjà décroché, cela signifie trouver des façons de vous connecter à nouveau aux autres, en vos propres termes.</p>
<p>Voilà.</p>
<p>J&#8217;ai déjà dit &#8220;Il n&#8217;y a plus rien&#8221;.</p>
<p>Le réveil sonne, première humiliation de la journée.<br />
C&#8217;est fantastique, les hommes mesurent le temps.<br />
La seconde. 1, 2, 3.<br />
Le 1/10 de seconde. 1.<br />
Le 1/100 de seconde. 1.<br />
La semaine de cinq jours. Bah&#8230;</p>
<p>Ni dieu, ni maitre, ni seconde, ni jour, ni mi-session, ni délais, ET BASTA !</p>
<p>Maintenant, je dis &#8220;Tout est possible.&#8221;</p>
<p>Allez, viens. Je te propose autre chose. La semaine de toujours.<br />
Lundi, ce sera le jour de l&#8217;amour.<br />
Mardi, l&#8217;anarchie.<br />
Mercredi, le sourire.<br />
Jeudi, la paix.<br />
Vendredi, la tendresse, pas trop, parce que c&#8217;est souvent compliqué.<br />
Samedi on dort.<br />
Et dimanche, c&#8217;est comme tu veux.</p>
<p>Si..  si tu en as assez de subir les exclusions physiques et morales de gens qui reviennent ensuite te faire pleurer, parce que les histoires d&#8217;amour font pleurer, aussi&#8230;<br />
Si tu rêves qu&#8217;on cesse de s&#8217;inventer de fausses relations de dépendances<br />
parce qu&#8217;on a peur de notre solitude inextricable&#8230; Alors, viens avec moi, viens !<br />
Et au passage, lèche l&#8217;oreille des couples qui s&#8217;embrassent.</p>
<p>Ici, on est fidèles, parce que c&#8217;est l&#8217;usage. C&#8217;est tout.<br />
Mais&#8230; là-bas.</p>
<p>Là, tout n&#8217;est qu&#8217;ordre et beauté, luxe calme et&#8230; volupté&#8230; volupté&#8230;</p>
<p>La poésie sera totale. Ou ne sera pas.</p>
<p>Il importe que le mot amour soit rempli de mystère et non de tabou, de péché, de jalousie, de possession.<br />
JE PROVOQUE À L&#8217;AMOUR ET À L&#8217;INSURRECTION !<br />
YES ! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR !<br />
Je vous l&#8217;ai dit.<br />
Des armes et des mots c&#8217;est pareil.<br />
Ca tue pareil.<br />
Il faut tuer l&#8217;intelligence des mots anciens.<br />
Avec des mots tout relatifs, courbes comme tu voudras.</p>
<p>N&#8217;oubliez jamais que ce qu&#8217;il y a d&#8217;encombrant dans la morale, c&#8217;est que c&#8217;est toujours la morale des autres.</p>
<p>Pris dans la laisse des autres, nous sommes des chiens.  Et les chiens quand ils sentent leur heure venue, ils se dérangent. Ils se décolliérisent. Et posent leur os aux pieds du maître, qui ne comprend pas.</p>
<p>Je ne chante pas comme Ferré.<br />
Je ne danse pas comme un esclave libéré.<br />
Je ne slamme pas comme un révolté.</p>
<p>Je cause et je gueule comme un chien.</p>
<p>Les plus beaux chants sont les chants de revendications<br />
Le vers doit jouir dans la tête des gens.<br />
À l&#8217;école de la poésie, on n&#8217;apprend pas.<br />
ON SE BAT!<br />
ET BASTA !</p>
<p>Quand tu rentres chez toi, je parle à chacun de vous, quand tu rentres chez toi, après l&#8217;Anthr&#8217;acte, ne prends pas des habitudes&#8230;<br />
Avant de faire la révolution dans la rue, il faut la faire dans sa tête. C&#8217;est pour ça qu&#8217;on la fait pas dans la rue.<br />
Et n&#8217;oublie pas ce que je t&#8217;ai dit, ce que je vais te dire.<br />
Tous les jours. Tous les jours. Tous les jours. Au-dedans de toi. En parlant à n&#8217;importe qui, même à quelqu&#8217;un avec qui tu dois développer des phrasiologies à la con, sous prétexte qu&#8217;ils ont des machins, des cravates&#8230; Dis-toi bien une chose, mais dis-toi le toujours, toujours, à toi tout seul, dis-toi bien que le pouvoir, d&#8217;où qu&#8217;il vienne, C&#8217;EST VRAIMENT DÉGUEULASSE.</p>
<p>&#8230;</p>
<p>J&#8217;suis r&#8217;venu en courant parce que j&#8217;allais oublier de vous dire quelque chose. Dans ce pays là-bas, y a pas de chef.<br />
Y&#8217;a pas d&#8217;sous-chef.<br />
Y a pas de quart de chef.<br />
Y&#8217;A PAS DE HUITIÈME DE CHEF !<br />
PARCE QUE LE HUITIÈME DE CHEF, C&#8217;EST ENCORE LE POUVOIR DE LA MERDE !<br />
ET Y EN A MARRE, DU POUVOIR DE LA MERDE !</p>
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		<title>Jeune fille; caméra</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2009/01/25/jeune-fille-camera/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 19:48:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Media]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad 2007]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[Essai d'anthropologie visuelle inspiré de Passing Girl; Riverside (Kwame Braun, 1998), analysant une suite d'interactions entre un observateur/cinéaste/anthropologue et une jeune fille tchadienne, interactions ayant eu lieu par l'intermédiaire de la caméra.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="620" height="349"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11442277&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=993300&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11442277&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=993300&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="620" height="349"></embed></object></p>
<p><strong>Synopsis:</strong><br />
Essai d&#8217;anthropologie visuelle inspiré de <em>Passing Girl; Riverside</em> (Kwame Braun, 1998), analysant une suite d&#8217;interactions entre un observateur/cinéaste/anthropologue et une jeune fille tchadienne, interactions ayant eu lieu par l&#8217;intermédiaire de la caméra.</p>
<p><strong>Réalisation:</strong><br />
Moïse Marcoux-Chabot</p>
<p><strong>Collaborateurs:</strong><br />
Amboussidi Éric Belsou</p>
<p><strong>Année:</strong><br />
2009</p>
<p><strong>Durée:</strong><br />
10 min.</p>
<p><strong>Langue:</strong><br />
Version originale française.</p>
<p><strong>Présentations publiques:</strong><br />
Festival International du Film Ethnographique du Québec (<a href="http://www.fifeq.ca">FIFEQ</a>), Soirée de films étudiants au Musée de la Civilisation de Québec, 23 janvier 2009.<br />
Festival du Film Étudiant de Québec (<a href="http://ffeq.ca">FFEQ</a>), 7e édition, Grand Salon de l&#8217;Université Laval, 12 avril 2009.</p>
<p><strong>Prix et nominations:</strong><br />
Gagnant, Muse Cinéma/Vidéo, gala des arts et de la culture de l&#8217;Université Laval (<a href="http://www.baa.ulaval.ca/as/le_gala_des_muses/">Gala des Muses</a>), 16 avril 2009.</p>
<p><strong>Télécharger:</strong><br />
<a href="/fichiers/jeune_fille_camera_photos.zip">12 photos tirées du film</a> (JPEG dans un dossier ZIP, 2,70 MB)</p>
<p><strong>Notes:</strong><br />
Images provenant d&#8217;un terrain en anthropologie visuelle effectué au Tchad à l&#8217;été 2007. Production terminée en janvier 2009.<br />
<em>Jeune fille; caméra</em> clôt une trilogie de films réflexifs réalisés parallèlement à mes études de premier cycle en anthropologie, débutée avec <em><a href="http://moisemarcouxchabot.com/2007/01/30/points-de-vue/">Points de vue</a></em> et <em><a href="http://moisemarcouxchabot.com/2008/04/22/regards-tchadiens/">Regards tchadiens</a></em>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La kochette et le couteau de jet</title>
		<link>http://moisemarcouxchabot.com/2008/11/05/la-kochette-et-le-couteau-de-jet/</link>
		<comments>http://moisemarcouxchabot.com/2008/11/05/la-kochette-et-le-couteau-de-jet/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 07:46:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moïse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad 2007]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[Bruno m'amène chez sa tante, pour assister à la préparation d'un alcool traditionnel, la kochette. Pendant que je m'efforçe de documenter "sérieusement" le procédé, Bruno se costume et improvise un message à la caméra.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p><strong>Synopsis:</strong><br />
Bruno m&#8217;amène chez sa tante, pour assister à la préparation d&#8217;un alcool traditionnel, la kochette. Pendant que je m&#8217;efforçe de documenter &#8220;sérieusement&#8221; le procédé, Bruno se costume et improvise un message à la caméra.</p>
<p><strong>Réalisation:</strong><br />
Moïse Marcoux-Chabot</p>
<p><strong>Collaborateurs:</strong><br />
Mondodjo Bruno.</p>
<p><strong>Année:</strong><br />
Tourné en 2007, monté en 2008.</p>
<p><strong>Durée:</strong><br />
3min 22s</p>
<p><strong>Langue:</strong><br />
Version originale française.</p>
<p><strong>Notes</strong><br />
Tourné à la même occasion que &#8220;<a href="http://moisemarcouxchabot.com/2007/08/21/un-matin-a-ndjamena/">Un matin à N&#8217;Djamena</a>&#8220;.</p>
<p><strong>Télécharger:</strong><br />
Haute qualité: <a href="http://blip.tv/file/get/Timmo_mc-LaKochetteEtLeCouteauDeJet387.mov">Kochette_Couteau_Jet.mov</a> (20mo, 640X360)</p>
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