Tiens, je suis au Pérou

2-04-2010

2 avril 2010, Lima, Pérou

Tiens, je suis au Pérou.

À partir de maintenant, je peux dire «la première fois que je suis allé au Pérou» ou «la deuxième fois que j’ai atterri à Lima». Ce n’est pas rien. Combien de gens sur la planète ont l’occasion de partir à l’autre bout du monde plus d’une fois dans leur vie ? Par mon lieu de naissance, ma culture, ma classe sociale, mes choix de vie et ma capacité à «faire ma chance», je suis un être mobile. J’ai beau ne pas aimer les frontières, elles existent bel et bien et ne signifient vraisemblablement pas la même chose pour moi que pour quelques milliards d’êtres humains.

Ma mobilité m’amène donc à revenir au Pérou, ce pays qui a servi de décor, avec la Bolivie, à mes premiers émois de voyageur international il y a cinq ans. Cette fois, cependant, je ne me promène pas sac au dos, ni n’ai pour objectif d’explorer les possibilités offertes par une approche anthropologique spécifique. Je passerai les deux prochains mois à travailler dans un bureau, de 9h30 à 18h30, du lundi au vendredi, devant un ordinateur. Moi qui n’apprécie ni les bureaux, ni les horaires fixes, ni les semaines de cinq jours. Mais puisque c’est pour développer un nouveau site web pour le plus ancien organisme de commerce équitable du Pérou (Minka Fair Trade) en étant financé par l’OQAJ et que cette expérience me permettra de conjuguer plusieurs de mes passions tout en prenant le temps, tranquillement, de découvrir une nouvelle ville, pourquoi pas ?

Cette attitude du «pourquoi pas», elle me sert souvent dans la vie. Lorsqu’une opportunité se présente qui me tente et qui correspond un peu ou beaucoup à qui je suis ou à ce que je fais, je fonce. Quitte à laisser en plans d’autres projets intéressants. Ou à m’éloigner temporairement des personnes qui me sont chères. Pour mieux revenir, il faut d’abord savoir partir.



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